22 Échecs Introvertis ⛔ Recevoir Chez Soi

Détestais-je recevoir chez moi ? Pourquoi certains introvertis esquivent-ils d’offrir l’hospitalité ou y concèdent-ils à reculons ?

Combien de ‘threads’ sur ‘Reddit Introverts’ abordent-ils ce sujet sensible ? L’on n’a pas idée de ce que de multiples introvertis endurent alors qu’ils se contraignent à se montrer hospitaliers, dans une contrariété endurée longtemps préalablement et dont se remettre semble quelquefois ardu tant la culpabilité et l’incompréhension dissipent le soulagement d’en avoir terminé avec cette obligation. Aveu.

La genèse culturelle et familiale

Il n’existe pas de culture qui n’oblige pas à l’hospitalité. L’on ne conçoit nulle part de promotionner l’art de l’individualisme fol, vantant les mérites d’un chez-soi infranchissable, comme d’une citation métamorphosée en : « n’aime surtout pas ton prochain (comme toi-même), ferme-lui ta porte obstinément » bien que le nombrilisme demeure quasi instinctif chez l’humain, en témoigne son instrumentalisation massive. L’on a toujours survalorisé l’aumône dénudant au point de léser bientôt : quel introverti ne s’est-il pas senti envahi par l’injonction au prêt du partage ? Cette tyrannie du don que l’on impose aux enfants, employée maladroitement à des fins éducationnelles. L’on n’envisage pas les ravages des dissonances cognitives subies par de nombreux jeunes introvertis qui sont tiraillés entre une colère territoriale revendiquant leur propriété et l’autorité ordonnant arbitrairement l’échange matériel altruiste, y compris alors que l’on s’y refuse.

Une réaction naturelle, à en supposer les études qui confirment qu’une hiérarchie territoriale a continuellement géré la relation de l’humain à ses possessions fixant une santé mentale équilibrée. Voici comment l’on se contraint quelquefois à la générosité, s’achetant une bonne conscience factice, tandis que l’on n’a strictement aucune impulsion irréfléchie au jeu des désintéressements mobiliers.

L’introversion territoriale

Aucune honte à l’admettre : les introvertis à l’instar des félidés, sont des animaux hautement territoriaux : ce qui est à moi est à soi. L’on applique ses phéromones sur son lopin de propriété et l’on en chasse les opportuns, peut-être instinctivement, machinalement. Les introvertis sont si atypiques en leur chimie interne que l’on ne pourrait considérer qu’il en soit autrement. Anecdotique avancerait-on ? Absolument pas, les introvertis peuvent ainsi se trouver à quérir leurs dus territoriaux matériels et affectifs, menant quelquefois ces derniers si discrets à questionner leurs aptitudes bienfaitrices.

Les introvertis n’ouvrent ni leurs portes ni leurs cœurs autant aisément que les autres tempéraments plus expansifs effectivement et c’est en des sociétés survalorisant la philanthropie égotique feinte que l’introverti déchiré, remet en question son étrangeté au rite caritatif domestique.

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La santé mentale de l’introverti possessif

À défaut d’attachements affectifs simples et facilités, comme chez les plus extravertis, les introvertis motivés intérieurement par anti-conformisme biochimique, subissent une relation au monde quant aux us et coutumes familières. Par ailleurs, il semblerait que la territorialité humaine prédit une santé mentale protégée des troubles de l’humeur, et ainsi prévoirait un chaos interne chez les sujets moins hiérarchisés en matière de territorialité (Peter Rohde, 2001). Les introvertis qui se perçoivent défaillants en charité font en réalité montre d’un pragmatisme mental tout à fait sain, voire salvateur en une ère historique que l’humanité traverse en crise de valeurs, que les introvertis distinguent subjectivement. Si un introverti se sent davantage court donneur que long prêteur, il est évident qu’il s’agit d’un comportement territorial.

Et, si enfant un introverti se trouvait en difficulté alors que l’on lui reprochait son manque de générosité, il s’agit en réalité d’un comportement territorial protégeant l’intégrité d’un sujet de la dépression. En revanche, le contrôle territorial que manifestent certains individus hauts en narcissisme présenterait un biais de métaperception de la propriété plus élevé que les personnes modestes (2017) et de ce fait confirme qu’un introverti qui s’octroie ce qui lui revient de droit n’agit en réalité qu’à visée résolutoire.

22 Raisons expliquant l’hésitation hospitalière d’introvertis

Détester les foules

Selon le professeur en biologie et en neurologie américain de Stanford, Robert Sapolsky, haïr résulterait d’une réaction biochimique consécutive d’une amygdale qui agite le spectre d’un danger que l’introverti internement obligé par son fonctionnement introspectif, ressent fortement. Une réponse isomorphique en référence à une hostilité ressentie préalablement : l’on déteste les quelques-uns qui évoquent un trauma. Et, l’introverti ne veut naturellement pas en entendre parler à la maison par conséquent.

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Craindre d’être soi-même en public

Les introvertis, nous l’avons expérimenté sur ce site à de multiples reprises, ont été contraints au port de masques et costumes si peu ajustés qu’en retombe une appréhension prédictible et compréhensible à envisager d’abandonner son intimité à des individus qui pourraient en profaner la nature sanctuarisée. Tolérer une mascarade en public est plus acceptable que dans l’intimité de chez soi que l’on doit travestir presque tout autant. Un calvaire psychique d’introvertis.

La simplicité

Si l’introverti cultive un art de vivre empreint de pondération minimaliste, indécis à négliger son petit territoire si familier vicié par des individus aux mœurs et usage peu compatibles avec son nid douillet, cet introverti qui ne souhaite pas imposer sa coutume a tôt fait de s’embrouiller la tâche en suradaptant son intérieur afin de se transposer aux invités : qui semblent ne plus le rester après que l’introverti épuisé ait mûrement, purement et simplement décidé d’annuler. Autant réceptionner au restaurant.

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L’introverti ex-enfant unique

Les petits introvertis adultes sans fratrie ou bien développés singulièrement si cette dernière est beaucoup plus âgée ou jeune, sont peu familiers de ce fait des partages si de surcroît ses conditions de vie lui ne lui facilitaient pas ou prévenaient d’organiser des fêtes d’anniversaires bondées ou d’autres goûters populaires chez les enfants plus expansifs notamment. Le mineur introverti devenu grand garde un appétit démesuré envers une forme de retraite nationale d’où seul le très premier cercle est correctement reçu.

L’introverti ex-enfant de famille nombreuse

Au contraire, si l’introverti a subi des incursions de propriété courantes au sein d’une tribu envahissante – cela n’est pas une fatalité, l’on peut avoir grandi en famille peuplée et respectueuse des individualités – cet introverti subira toute hospitalité comme une invasion territoriale angoissante, évitée dès que possible.

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Piètre cercle social et amical

Les introvertis qui ont ignoré longuement qu’ils l’étaient ont certainement dû gouter l’âpreté d’amitiés approximatives supportées par conformisme et en addition, déprimés en arrière-plan. Les introvertis sur-adaptés par le passé restent ainsi tributaires de leurs plaisantes élections de futurs convives qu’ils ambitionneraient d’accueillir gracieusement.

Être introverti

La première raison qui prédit un ajournement d’hospitalité reste l’introversion. Peu d’authentiques introvertis – peut-être quelques types MBTI® comme les ISFJ, et encore – apprécient sincèrement d’accueillir allègrement chez eux. L’intimité des introvertis demeurant un aspect de leur confort cognitif qu’ils chérissent autant qu’ils épargnent, les introvertis rechignent de la sorte à la promiscuité mondaine.

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De déplorables tentatives passées

Si l’on est introverti et que l’on a daigné ouvrir sa tanière à des malotrus, c’est avec peu d’allant que cet hominidé si discret se laisse tenter par une expérience risquant de finir en pareil fiasco. Les introvertis restent des baromètres fiables qu’écouter seulement en détermine les choix. Les bistrots ou toutes autres alternatives sous-traitées demeurent des solutions de substitutions tout à fait honorables.

L’attachement aux habitudes

Les petites manies si confortables que les introvertis cultivent non sans délice, intensifient la territorialité naturelle des introvertis acétylcholinergiques, qui doutent de leur capacité à honorer leur prochain en bousculant leurs usages réconfortants. Un système nerveux si lent exige une organisation commode indispensable au bien-être de l’introverti que l’hospitalité déséquilibre.

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Partager à reculons

Il n’y a aucune infamie à se sentir davantage “Fourmi que Cigale” (J. de La Fontaine) : les introvertis ne sont pas supposés personnifier la perfection faite Homme et de la sorte, disposent des jurisprudences au refus du partage. L’on n’est pas obligés de vénérer la générosité et tant qu’à faire, autant se faire charité à soi-même en premier. L’introverti-fourmi à autant de droits que les autres, particulièrement celui de perdurer en auto-fidélité.

L’imprédictibilité humaine

L’introversion conduit à vivre toutes sortes d’aventures plus désagréables et traumatiques les unes que les autres et l’on ne saurait omettre la responsabilité des individus dont les introvertis s’éprouvent éloignés cognitivement. L’absence de prédictibilité relationnelle vaccine et immunise – contrairement à certains sérums – durablement contre l’hostellerie domestique.

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La confiance ne règne plus

L’envahissement territorial exige une forme de sûreté envers les convives et l’introverti échaudé craignant un retour d’eau glaçante se trouve confronté à un relent commotionnant, si modeste soit-il, qui raisonne toute tentative d’organisation hospitalière. Les introvertis, ces félins indomptés, évitent de revivre un embarras mémorable, compréhensiblement.

L’originalité introvertie

Il ne s’agit pas de posture d’apparat, néanmoins, l’atypie mentale reflète les alternatives en projet vie, et en conséquence agit involontairement sur les modèles sociaux et les codes que les introvertis décident d’appliquer et de respecter. Les dîners du samedi soir abdiquent peut-être de multiples introvertis indifférents, leur préférant l’affinité du couple – ou du chat concernant ces discrets au célibat endémique.

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Le mépris des mondanités

Une objection du système de récompense dont l’objectif ultime reste de protéger l’introverti d’un éveil cortical aux stimuli néfaste à court, moyen et long terme, la sanction tombant instantanément parmi les introvertis spécialement marqués en introversion. Les conversations mondaines demeurent ainsi une chimère que les introvertis ne perceront qu’à, lors de leur prochaine incarnation, les autorisant alors à intégrer un cerveau d’expansif…

L’anxiété sociale conjoncturelle

Un destin partagé par pléthore d’introvertis occasionnellement ou chroniquement, peu importe en réalité, puisque aboutissant au rejet des réunions autochtones accueillantes, accaparant le domicile dudit introverti inquiété à l’idée de pratiquer la réception d’individus, lesquels l’on se doit de distraire en une présence affable, voire détendue. Un autre calvaire évitable au restaurant.

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L’abattement psychique et physique

Encore un coup circuit de récompense qui freine aux 4 fers à l’idée de se réjouir d’une association, même s’il s’agit d’une hospitalité d’amis que l’on apprécie franchement par ailleurs. Rien à voir avec la dépression, les introvertis éprouvent une atonie étendue de motivation, c’est en cela qu’il vaut mieux inviter ses amis à recevoir (ou bien annexer la pizzeria du coin). Il est plus acceptable de prévoir un dessert coquet et une bonne bouteille de vin que d’organiser sa maisonnée à l’invasion.

L’hypersensitivité et l’hyperesthésie

Les odeurs qui persistent après le départ des convives, les sons de la musique et des conversations, de brefs détails des invités que l’on relève, altérant et surmenant une tanière jalousement disposée par l’introverti, pointilleux ou non. Une sensitivité que les introvertis négocient comptant alors que leur foyer si coutumier perd en familiarité. Étranger chez soi en somme. Autant festoyer au salon de thé.

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L’ennui net

Un aspect que l’on n’oserait pas confesser publiquement : la lassitude des introvertis en compagnie des autres. Ces derniers dont les personnalités moins abouties – les années en compagnie de dame solitude labourent puis aiguisent l’esprit – avec lesquelles les introvertis affutés cognitivement en leurs passe-temps nombreux, se meurent psychiquement lors de contacts approximatifs étendus. Les déjeuners ou dîners interminables demeurent susceptibles de petit suicider l’introverti. Trépassé en déplaisir.

La misanthropie réactionnelle

Conséquence directe des ennuyantes précédentes, les introvertis dont le passé comporte des achoppements rédhibitoires retournent antisociaux ces introvertis de moins en moins aptes à procéder l’hypocrisie sociable bienséante. De là à se muer en nihiliste acrimonieux, il faut raison garder cependant, ces introvertis presque monastiques remercient la providence de les exclure des prescriptions hospitalières qu’ils éludent autant que faire se peut.

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Le perfectionnisme relationnel

Un fléau méconnu éprouvé de nombreux introvertis sensibilisés à la médiocrité d’interaction, laquelle les enjoint à embrasser la sélectivité forcenée, discipline qu’il convient de pratiquer libérés des obligations matrimoniales fréquemment associées aux mondanités superfétatoires narcotiques envers ces introvertis qui ont décidé que l’on ne les y prendrait plus. En aucun cas.

L’irritabilité

Ainsi, l’introverti amer, désabusé des humains, ne supportant plus leurs vacuités, décide ne plus abandonner son intérieur piétiné, justement parce que cet introverti ne dispose plus d’un capital patience étymologique. Un facteur d’agacement que l’introverti ombrageux abstient en ne recevant plus chez lui que des individus capables de l’attendrir, or, ces personnes n’existant pas ou prou, il refuse d’hospitaliser sa maisonnée.

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L’insécurité

L’on sait que l’amygdale cérébrale des introvertis spécialement anxieux est hyper-fonctionnelle et surréagit aux stimuli étrangers, jugés indésirables par ces introvertis cherchant à recouvrir une homéostasie interne ardue à conserver lors de réjouissances accueillantes. Les introvertis agités internement endurent une pression qu’induisent des présences inhabituelles en leur lieu favori. Une crainte réactionnelle prévisible et contournable… Tous à la brasserie ?

TheIntrovertSinger

Colleen P Kirk, Joann Peck, Scott D Swain, Property Lines in the Mind: Consumers’ Psychological Ownership and Their Territorial Responses, Journal of Consumer Research, Volume 45, Issue 1, June 2018, Pages 148–168, https://doi.org/10.1093/jcr/ucx111

Rohde P. The relevance of hierarchies, territories, defeat for depression in humans: hypotheses and clinical predictions. J Affect Disord. 2001 Aug;65(3):221-30. doi: 10.1016/s0165-0327(00)00219-6. PMID: 11511402.

Are We “Hardwired” for Hatred? (Robert Sapolsky) – Ronald W. Pies, MD : Psychiatrictimes.com

Images, merci à : fauxels, Nicole MichalouAskar Abayev, Andrea Piacquadiocottonbro, Mikhail Nilov, Olya KobrusevaPolina Kovaleva 

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