Les Émotions des 8 Introvertis du MBTI®

Et, si nous évoquions la façon dont nos huit introvertis appréhendent le champ émotionnel ?

Nous ne serions, en effet, que 8 types de personnalités introspectives selon le MBTI® dont les variations individuelles et expressions sont – et c’est (in) utile de le rappeler – pleinement infinies. À chaque introverti revient une sensibilité singulière certes et l’on peut ainsi éclairer cette singularité d’éléments plus objectifs. Balisage.

L’introverti, un animal humain comme les autres ?

Pas complètement, si l’on se fie à la littérature disponible sur ce thème, l’introversion prédirait une moins bonne réponse au déchiffrage de l’expression facial, et ainsi présenter une divergence notable (Li J 2010). Cependant, les introvertis compensent involontairement en employant notamment leurs aptitudes cognitives, comme tout individu soumis à un impératif à contrebalancer. 34 000 états émotionnels distincts issus de 6 émotions primaires que l’on énumère ainsi : La colère, La peur, la surprise, le dégoût, la tristesse et la joie, que Charles Darwin évoque en publiant un des premiers ouvrages majeurs sur le thème universel des émotions qui en revanche, ne le seraient en réalité, pas du tout.

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L’émotion : un état transitoire et réactionnel

Georges Mandler (1992) détermine l’émotion comme un événement conscient crée par la combinaison d’évaluations cognitives (bon, mauvais, plaisant, déplaisant, nocif, désirable etc) et de l’activation physiologique. Ainsi l’on définit l’émotion comme une conséquence interne et passagère troublante, quelles que soient les circonstances l’ayant provoquée. Les introvertis en ce qu’ils ne traitent pas l’information cognitivement comme les extravertis, l’on sait envisager que les informations disponibles sur ce thème ne les concernent qu’à demi, réclament un traitement différentiel. On revient à l’éveil cortical, ou bien la biologie de la personnalité d’Hans Eysenck (1990), portant sur la biochimie si particulière des introvertis nettement plus prégnante que les chez les tempéraments moins introvertis. Ainsi, un introverti soumis à un événement suscitant une réponse émotionnelle en subirait l’influx nerveux et ses effets, plus intensément.

Des émotions construites ? Induites ou natives ?

La neuroscientifique Lisa Feldman Barrett de l’université de Northeastern propose une hypothèse selon laquelle les émotions ne nous assailliraient pas, mais que nous fabriquerions davantage une contre-réaction. Ainsi, les émotions ne seraient donc pas objectives de ce fait, de préférence une construction apprise, que l’on acquiert. Les scientifiques de tous bords notamment en psychologie sont unanimes désormais, il paraîtrait que nul de ce que nous supposions universellement concernant nos émotions et leurs expressions demeure valide et qu’il semble effectivement que plus rien ne dépendrait pleinement de l’universalité émotionnelle.

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Les émotions ne sont pas internationales

Ni en termes de personnalités et encore moins en matière culturelle. Tout ceci résulterait de constructions identifiées notamment par la directrice du centre de psychologie sociale et culturelle de Louvain en Belgique, Dr Bajt Mesquita : cette psychologue pionnière a étudié et publié des articles confirmant l’hypothèse selon laquelle les individus réagiraient distinctement selon l’environnement culturel auquel ils sont soumis. Les émotions demeurent l’objet de nombre d’idées reçues qu’il nécessite de contourner en s’informant et en se sensibilisant à leur nature plus complexe qu’il nous est enseigné continuellement. Les croyances nourries auxquelles les introvertis sont soumis comme tout un chacun, influencent nos perceptions et nos biais cognitifs davantage que nos consciences permettent d’y concéder. Il est ainsi probable que l’on réagisse, introverti ou non, de manière contextuellement conditionnée aux événements rencontrés.

Les introvertis émotionnels versus penseurs

L’on éprouve depuis quelques années déjà le système MBTI® avantageant, non pas de prédire les comportements et goûts des introvertis, simplement d’éprouver intimement la façon dont on gère ses prises de décisions, singulièrement assisté par un agencement de fonctions dites cognitives que l’on préfère involontairement par commodité. Un introverti émotionnel prend ses décisions en fonction de ses ressentis, qu’ils soient internes ou annexés sur l’environnement et un introverti penseur, emploie par facilité l’analyse, subjective ou non afin de trancher. C’est aussi simple et complexe que cela puisque chaque introverti comprend et agit selon des structures acquises nombreuses, le MBTI® dépeint une structure alimentée individuellement. Plus un introverti est singularisé ou individué, moins ses circonstances l’affectent davantage qu’il le permet et de ce fait, s’équilibre appuyé de ressources typiquement introspectives. L’on diffère même un introverti à son aptitude de retrait psychique.

Les 8 introvertis MBTI® – Une hypothèse émotionnelle par type : fonction auxiliaire/fonction inférieure (ornée de figurations animales réputées farouches)

Les introvertis à la fonction inférieure NE (intuition introvertie)

ISFJ

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Les introvertis ISFJ sont notoirement connus pour leurs compétences émotionnelles, ainsi l’on peut s’interroger de leur influence dès la fonction inférieure négligée, alors qu’il est simple d’envisager qu’en cas de pression émotive intense, cette fonction talon d’Achille s’invite en traitant une part des informations de son biais singulier. Les introvertis ISFJ sont des émotionnels extravertis, l’environnement trouble nettement leurs éprouvés et sont intensément affectés par ces derniers. Leur fonction inférieure influençant nettement lors d’une dérégulation interne qui procède à son apparition en envisageant une explication pas nécessairement opportune, l’intuition extravertie dysfonctionnelle, car mal appréhendée par l’introverti ISFJ peu habile en sa compagnie, qui se trouve happé par une cognition inusitée réunissant des pièces d’un puzzle avec moins de perspicacité qu’un utilisateur aguerrit de cette fonction à l’instar des INFP et les INTP (l’on distingue ainsi INFP et INTP revendiqués). Si l’intuition extravertie inférieure se couple aux ressentis extravertis, probablement, les introvertis ISFJ interprètent prématurément une émotion, ou bien que ces introvertis trop envahis par celles des autres, ne sachent pas appliquer cette prescience à leurs propres émotions en les compensant en des explications mal compréhensibles.

ISTJ

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Les introvertis ISTJ emploient par commodité la pensée extravertie et décident assistés de cette dernière en revanche les champs émotionnels des introvertis ISTJ reste nettement moins fiable qu’envers les introvertis plus émotionnels. Leurs émotions sont invariablement déchiffrées en critiques éventuellement fonctionnellement ou encore éludées par confort – ainsi ces introvertis interprètent avec grande difficulté des ressentis plus embarrassants qu’édificateurs. Ces introvertis penseurs s’appuient de cette façon sur une fonction analogue des introvertis ISFJ qui emploient, eux aussi, l’intuition extravertie en talon d’Achille lors d’une éruption émotionnelle que l’on envisage aisément déstabilisante envers ces introvertis préférablement davantage à leur aise à interpréter des données moins personnelles. Le champ émotionnel ayant surtout l’apparence d’une gêne que ces introvertis gèrent au coup par coup, pour lesquels quérir l’évitement procure une agilité cognitive avantagée par une lecture rationnelle – quelquefois à l’extrême – d’un ressenti affectant émotionnellement leurs sens chamboulés dans ce contexte précis. L’intuition extravertie inférieure mal maîtrisée, livrerait de ce fait une explication arrangeante et accommodante cependant défectueuse.

Les introvertis à la fonction inférieure TE (pensée extravertie)

ISFP

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Ces introvertis ISFP illustres pour leur goût du faste sont en réalité entièrement à l’aise dans le champ des émotions cependant, il s’agit d’une fonction introvertie indiquant ainsi que leur fonction dominante est intériorisée et que ces introvertis subjectivisent l’expérience des ressentis. De la sorte, leur fonction dite d’Achille expliquerait leur difficulté à comprendre une information plus objective puisque peu acclimatés à la méthode. Les introvertis ISFP dont la fonction inférieure se définit par la quête d’informations objectives seraient ainsi corrompues par l’absence de familiarité à composer avec des données non subjectives et de ce fait, non transposées. La fonction inférieure des introvertis ISFP étant la pensée extravertie maîtrisée par les introvertis ISTJ et INTJ qu’ils emploient préférablement en permanence, fait état d’une insensibilité à la subjectivité interprétative, que les introvertis ISFP appréhendent sans assouvissement, sans familiarité avec la lecture de cette fonction cognitive mal connue des introvertis ISFP qui risqueraient de commenter leurs ressentis à la lumière d’informations mal discriminées de ce fait, peu objectivées.

INFP

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Des introvertis INFP dont les ressentis sont loin de faire d’eux des altruistes sentimentaux puisqu’il semblerait que ces introvertis agissent davantage en fonction d’un système de valeurs plutôt que motivés par leurs réceptivités émotionnelles, ces dernières étant introverties (FI). Les introvertis INFP employant leur champ décisionnel intuitivement (NE), ce cocktail détonnant couplé à la fonction inférieure pensante, qui use ainsi d’une exigence objective que ces introvertis INFP, très lunaires conceptuellement dans leur représentation stéréotypée, n’abandonnent en vérité que peu de champ à l’objectivité émotionnelle. Une fonction d’Achille que l’on devine sans peine particulièrement antagoniste si l’on en jauge le processus décisionnel de ces introvertis INFP peu habiles à manier l’information neutre par contraste et synthétisée méthodiquement. De quoi mal informer ces introvertis tirant un diable par la queue d’une désinformation par prisme incomplet d’une fonction penseuse et extravertie peu construite et à ce titre, insidieuse.

Les introvertis à la fonction inférieure FE (sentiment extraverti)

ISTP

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Les introvertis ISTP sont une catégorie introvertie considérablement introspective cherchant finalement peu le lien social : des humains ayant découvert mieux à se préoccuper que la socialisation, et ils sont quelques-unes et uns à présenter ce type de caractéristique exceptionnelle, il faut bien l’admettre. Les introvertis ISTP tendent inéluctablement à éviter telle la peste les effusions émotionnelles par confort, et cela est bien sûr compréhensible, voire attachant, compte tenu de leur agencement cognitif. Peu adeptes des ressentis, ces introvertis ISTP usent la fonction inférieure des sentiments extravertis, une épine considérable qu’on leur plante dans le cortex qui risque par conséquent de dégénérer en incompréhension totale des interactions. Une crainte peut-être, comme un effroi de se sentir envahi par des indésirables parasitiques : des attaques personnelles soupçonnées, y compris si l’on souhaite simplement leur signifier une approbation banale, bref, ces introvertis ISTP vivent les émotions comme le lait de soja sur la plaque de céramique : ça déborde vite. Si ces introvertis se mettent à s’appuyer sur leur fonction inférieure, l’on pourrait redouter une déresponsabilisation partielle ou totale passagère, comme une immaturité à déchiffrer un code crypté pour le pire. Ou un besoin irrépressible de s’en défaire en toute désinvolture, régressivement dirait-on : la fuite, en résumé.

INTP

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Évidemment, ces deux introvertis-là, ISTP et INTP sont uniques pour le meilleur en ce que ces introvertis ingénieux chacun à sa manière font peu de cas des ressentis émotionnels selon lesquels l’enfer serait probablement plus simple à appréhender ou à négocier envers leur agencement cognitif si spécifique et peu ostensible en ce que leurs préoccupations sont davantage filtrées par leur vision subjectiviste analytique. L’on n’a pas à faire à des individus conçus pour discerner autrement que par leurs raisonnements ainsi l’introverti INTP se trouve en grands embarras face à un aspect biochimiquement éprouvant envers lui. L’introverti INTP n’est absolument pas insensible et c’est assurément cela le véritable problème. Alors, l’interprétation de ce que la fonction très inférieure que représentent les perçus extravertis qui lui sont parfaitement étrangers, objet d’une maturité asynchrone, à l’instar de nombre d’introvertis penseurs dont les ressentis bloquent les parcours internes, en stoppant purement et simplement l’information biochimique. Les introvertis INTP sont sans doutes attirés par le lien qu’admet cette fonction inférieure sans pour autant en saisir le tenant et l’aboutissant. Si l’introverti INTP identifie mal, il en est la naïve victime et son aveuglement social n’en fait pas un orphelin du MBTI®, tant s’en faut, les introvertis INTJ les bat quelquefois humblement en touche sur ce thème, en faux jumeau compatissant.

Les introvertis à la fonction inférieure SE (sensation extravertie)

INFJ

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Sans confiner les introvertis INFJ à de potentiels buveurs ou boulimiques périodiques, poncif attribué à la sensation introvertie en fonction inférieure de ces introvertis INFJ que l’on dépeint à tort comme toujours porté sur la bouteille ou l’assiette en compensation d’une invasion émotionnelle. À cela s’ajoute une fonction auxiliaire, assujettissant les débats les concernant, qu’ils emploient en matière décisionnelle ainsi, l’on pourrait envisager que ces introvertis INFJ sembleraient mieux à même d’appréhender leurs propres émotions cependant il n’en est rien : les introvertis INFJ sont de leurs propres vœux plus à même à transcrire autrui plutôt qu’eux-mêmes… De ce fait, la fonction inférieure ‘sensation’ mal appréhendée par ces introvertis très influencés par l’environnement parmi lequel ils gravitent, ces introvertis INFJ sont possiblement poussés à agir hâtivement, puisque la sensation extravertie invite à l’action ainsi, prendre une initiative mal considérée puisque la fonction d’Achille de ces introvertis INFJ induirait un passage à l’acte, à l’instar d’une parole, ou bien un geste mal agencé. Les introvertis INFJ dépendraient de ce fait des remords davantage que des regrets. Une excellente option, dirait-on malgré la complexité que pourrait induire une action réellement regrettable.

INTJ

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Ils sont probablement les introvertis les moins à l’aise dans le champ émotionnel puisque leur fonction tertiaire, les sentiments introvertis (FI), ne leur est utile que pour définir si leurs valeurs – démesurément réfléchies – sont conservées. En revanche, les introvertis INTJ, si intellectuellement sensibles et affectés, font en réalité l’impasse sur leurs émotions, n’ayant pas reçu le guide allant de pair avec une acuité perceptive, invalidante bientôt. Prompts à s’isoler par confort, ces introvertis disposent d’un agencement cognitif exigeant d’éviter de compromettre leur émotivité étrangère. La sensation extravertie des introvertis INTJ les aboutissent en erreur d’acte, à l’instar des introvertis INFJ, choisissant quelquefois une posture négligeant leurs besoins, même physiologiques : malades, ils pourraient ne pas s’en apercevoir et émotionnellement touchés, ils peuvent en amoindrir les effets en compensant par phobie affective. On les envisagerait presque robotiques et pourtant, ces introvertis INTJ ne consentent pas les débordements puisqu’ils ont pour spécificité de ressasser inlassablement et de chercher à comprendre abusivement. Bloquer un flux émotionnel par impulsion afin de clore une parenthèse ressentie comme envahissante, ou bien quitter une situation sèchement, à l’instar des introvertis INFJ.

TheIntrovertSinger

Li J, Tian M, Fang H, Xu M, Li H, Liu J. Extraversion predicts individual differences in face recognition. Commun Integr Biol. 2010 Jul;3(4):295-8. doi: 10.4161/cib.3.4.12093. PMID: 20798810; PMCID: PMC2928302.

Eysenck, H. J. (1990). Biological dimensions of personality. In L. A. Pervin (Ed.), Handbook of personality: Theory and research (pp. 244–276). The Guilford Press.

Mesquita, B., & Frijda, N. H. (1992). Cultural variations in emotions: A review. Psychological Bulletin, 112(2), 179–204. https://doi.org/10.1037/0033-2909.112.2.179

Mesquita, B., Boiger, M., & De Leersnyder, J. (2016). The cultural construction of emotions. Current opinion in psychology8, 31–36. https://doi.org/10.1016/j.copsyc.2015.09.015
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De Leersnyder, J., Mesquita, B., Kim, H., Eom, K., & Choi, H. (2014). Emotional fit with culture: a predictor of individual differences in relational well-being. Emotion (Washington, D.C.)14(2), 241–245. https://doi.org/10.1037/a0035296

Batja Mesquita is a Dutch-born social psychologist, a cultural psychologist and an affective scientist. She is a Distinguished Professor of Psychology at the University of Leuven, Belgium, where she studies the role of culture in emotions, and of emotions in culture and society. She is director of the Center for Social and Cultural Psychology[1] in Leuven.[2]

Barrett, L. F. (2017). How emotions are made. The secret life of the brain. Boston, MA : Houghton Mifflin Harcourt
Li J, Tian M, Fang H, Xu M, Li H, Liu J. Extraversion predicts individual differences in face recognition. Commun Integr Biol. 2010 Jul;3(4):295-8. doi: 10.4161/cib.3.4.12093. PMID: 20798810; PMCID: PMC2928302.

 Mandler, Georges, Cognition and Emotion: extensions and Clinical Applications, dans D.J. Stein et J.E. Young, Cognitive Science and Clinical Disorders, Academic Press, 1992. Goleman, Daniel, L’intelligence émotionnelle, Robert Laffont, 1997.

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