Introvertis : MBTI®, Fraude ou Non ? 10 Questions

Business juteux ou système psychométrique valide, que penser de cet ‘indicateur’ de personnalité ?

Bien qu’il divertisse ses fans, notamment secondés de quelques billets de nature distrayante consultables sur ce site, le MBTI® questionne moralement. Nous allons ainsi tenter d’en comprendre les origines et d’en admettre les incongruités. L’on constate fleurir sur les réseaux sociaux de nombreux programmes amateurs proposant une gamme de stéréotypies supposées identifier des individus. Bien que ces dernières séduisent de multiples audiences, peut-on réellement se fier à cet outil unanimement décrié du corps scientifique ? Un introverti averti en vaut bien trois : pièces de conviction.

Un MBTI® initialement destiné à qui de quoi ?

Seconde Guerre mondiale : les demoiselles du téléphone et autres petites mains de toutes industries recrutaient abondamment des dames à des postes peu qualifiées, puisqu’il s’agissait des premières vagues de féminisation en masse du marché de l’emploi aux USA. Ce test pseudoscientifique (sic) permettait aux usagers recruteurs de proposer des postes adaptés aux réponses des candidates recevant ce questionnaire simple et rapide à administrer et interpréter. Loin des échelles complexes employées des professionnels en santé mentale, à l’instar des psychiatres et des psychologues, cet outil commercialisé – n’omettons en aucun cas ce facteur – aux entreprises ne l’a été que parce que le cœur de cible, les psys, ont refusé de l’incorporer au corpus psychométrique. Un bagage originel modérément prestigieux.

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Flatterie ou bilan cognitif ?

L’on s’étonne de constater que ces descriptifs d’introvertis, spécialement, – nous demeurons entre introvertis sur ce site – dépeignent une caricature flatteuse du concerné ayant tout juste validé un test conçu d’items peu hiérarchisés comprenant des nuances passe-partout clichées lesquelles mettent en difficulté les introvertis conscients des nuances du gris psychique. Les introvertis subtils éprouvent trop bien qu’il ne s’agit pas de personnalité proprement dit, mais d’un test mettant en relief la manière dont les individus emploient un agencement allégué cognitif à des fins purement décisionnelles. De la sorte, comment un individu se limite-t-il, dans sa complexité, à une typologie qui exclue, de facto, les circuits alambiqués que contient chaque individualité ? Les neurosciences et leurs chercheurs pluridisciplinaires proposent des explications nettement plus cohérentes quant à la façon dont un cerveau fonctionne, spécialement chez les neurodivergents dont les introvertis dépendent selon ce site, éclairant les champs psychologiques concernant les acquisitions et héritages géniques lesquels forment une incapacité d’en abréger les aspérités infinies de typologie à la continence réduite.

Une binarité fiable ?

Commode, le système MBTI® ou Socionique®, des équivalences de renom des consommateurs en typage de personnalité, dont on peut regretter la proximité avec les astrologies et autres outils divinatoires comportementalistes, que les introvertis avertis examinent avec circonspection, à bon escient ajouterait-on ? Les introvertis appartenant ainsi à des catégories binaires les classifiant d’un côté ou de l’autre d’une nomenclature dont on redoute les raccourcis qu’aucune ou si peu de méthode supporte en réalité. La typologie dite jungienne inspirait alors la mère et la fille dont le travail de classification en amont reste décrié des psychologues et quasi inexistant chez les médecins spécialisés en psychiatrie. L’introverti userait ainsi de sensorialité ou d’intuition à des fins de compréhension ou d’apprentissage, et peu importe concrètement puisque l‘on ne saurait prouver l’hypothèse de Myers-Briggs autrement qu’en y ‘croyant’. Parce qu’il s’agit bien de foi, celle dont manque donc le collège scientifique qui utilise de nombreux outils proposant des nuances qui permettent d’identifier des éléments indiquant comment les cognitions des investigués se trouvent en difficultés ou non, voire d’en déceler les pathologies. Quant à l’introversion, il ne s’agit pas d’un concept fantoche et astrologique, uniquement admise et confirmée scientifiquement, et sa nature n’est pas cognitive, mais biologiquement innée.

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Quel public est-il ciblé ?

Cette question que les introvertis conscients des marchés du développement motivationnel personnel critiquent, dont les chiffres d’affaires vertigineux attisent toutes les convoitises, y compris au siècle dernier : il paraît tout à fait légitime de s’interroger sur les audiences concernées par l’indicateur Myers-Briggs. Recherche effectuée, l’on s’aperçoit que l’on emploie couramment cet instrument, particulièrement en ressources humaines, et que les professionnels usagers l’utilisent sans y instaurer la dimension comportementale, qui regarde davantage les fournisseurs de contenu des réseaux sociaux. Manne financière et attentionnelle que les introvertis identifient parfaitement, à en lire les commentaires tout à fait éclairés des introvertis participant aux forums sur les questions des pseudosciences (encore et toujours sic). L’on caresse dans le sens du poil des monétisables potentiels qui dévouent des orientations de carrière accessible aux plus astucieux. L’on valorise le chaland en lui racontant une fable : le flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute (La Fontaine). Que les introvertis usagers éprouvent parfaitement, sans en être dupes pour autant, le plus souvent valorisant l’auditeur en poncifs, adaptables à toutes et tous, introvertis et extravertis confondus.

Mbti® : du prêt à penser ?

Voilà ce que tous les types reçoivent en conclusion, assaisonnées de quelques variables d’ajustement cependant, applicables à tous les introvertis : – “Vous êtes idéaliste, vous ne supportez pas le mensonge et cherchez à vous élever quoi que vous entrepreniez. Vous détestez la médiocrité et la violence et votre sens de la justice vous détermine en chaque décision. Vous souffrez quelquefois de surmenage, puisque vous tendez à vous épuiser à la tâche, car votre sens des responsabilité vous caractérise.” Merci môssieur MBTI® pour ces éclairages éclaircissant. Consulter l’oracle de la voisine apporte autant de généralités atterrantes que l’humanité contient, en que cette dernière voue un culte à sa petite personne qu’elle souhaite unique, voire supérieure. Notons que les individus les plus dotés psychiquement, les surdoués, n’en sont absolument pas les ciblés consommateurs, à ce qu’il paraît…

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Peut-on se fier à des auteures non diplômées en psychologie ?

Quelques clics suffisent à déceler un début d’inadéquation entre la promesse et ses instigatrices, mère et fille, non qualifiées en psychologie. L’une s’est intéressée à la psychométrie en une année de statistique au sien d’un établissement supérieur. Et, l’autre, ne dispose pas de bagage universitaire formel, il s’agit davantage de centre d’intérêt et personne n’a rien contre l’autodidaxie, cependant, la méthode rationaliste n’a ainsi pas été retenue et encore moins son empirisme, afin de concevoir cet outil qui comporte des fragments erronés dans sa conception même, selon les savants du sujet. Les introvertis méfiants sont par conséquent largement confirmés en leur circonspection.

L’hypothèse du postulat est-elle plausible ?

Les quelques psychologues qui ont tenté d’en extraire l’efficacité n’ont pas pu établir la thèse aboutissant à une classification hypothétique. Ces scientifiques n’ont ainsi pas su valider l’hypothèse du couple mère fille Myers-Briggs en ce que la méthode en réfute les conceptions propres. De ce fait, les introvertis qui se sont souvent sentis mal à l’aise en compagnie de cet outil sont donc certifiés dans leur méfiance à l’égard d’un objet sans réelle validité expérimentale. Sans tomber dans le piège du scientisme confessionnel, évidemment.

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Un biais cognitif induit est-il valable (dissonance cognitive) ?

En effet, chacun préfère agir selon ses facilités. C’est une évidence : l’on écrit de la main la plus habile et l’on procède avec simplicité par commodité, toutefois, est-il possible d’en établir la preuve si naïvement ? Comment ? Les introvertis nombreux à s’interroger sur la véracité de cet outil se posent ainsi une question, somme toute, pleinement attendue et admissible. L’on sait ainsi que les individus sont de la sorte, influencés par leur type et s’agissent dans la matière comme l’acronyme laissant entrevoir une secte étrange agissant comme un script. Les introvertis sceptiques demeurent loin de ces minauderies franchement simplistes.

Un business juteux peut-il se révéler frauduleux ?

Regrettablement, oui, indiscutablement. Les introvertis sceptiques éprouvent une forme de réticence conditionnée par les expériences vécues par tout un chacun, introverti : un rebouteux adroit, une astrologue fétichiste, un professeur perché trop haut, un père superstitieux ? Autant d’aspect d’une humanité nombriliste cherchant des identités à tort et à travers tout et n’importe quelle charlatanerie montée de toutes pièces par des markéteurs expérimentés. N’omettons pas que cet outil fut en premier destiné à commercer, lecteurs introvertis : c’est un produit. Un yaourt. Édulcoré, sommairement.

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Pourquoi le collège scientifique rejette-t-il le MBTI® ?

Pas d’argumentation, voilà pourquoi. Certains introvertis savent qu’une hypothèse avancée par des chercheurs, peu importe leur origine, s’examine collégialement. Seulement, les experts issus du sérail universitaire réclament des usages méthodologiques qu’un examen standardisé permet d’en scruter les véracités. Les autrices du MBTI® ne passent ainsi pas l’épreuve à comité de lecture d’une publication validée par des pairs, en aucun cas. Les introvertis qui ont réalisé le test se trouvent alors interprétés par une échelle inadmissible que l’on soupçonne inexacte et inadéquate, voire induisant en erreur si les introvertis s’éprouvent biaisés par le résultat dans leurs conduites. Un inconvénient envers les esprits introvertis sensitifs à leurs perceptions de soi. Plaidons coupables, la recette séduit (soumet).

Un outil en ressources humaines se généralise-t-il ?

Non, évidemment. Et, le souci majeur de ce fait reste que de nombreux individus identifient leurs audiences à cette typologie neutre puisque fautive. L’on ne saurait pas réduire l’individu et spécialement les introvertis à des comportementalismes faux parce que leurs postulats basaux s’établissent sur des spéculations davantage qu’en des empirismes constatés méthodiquement. Les introvertis sombrant dans le piège des danses des internets proposant un condensé de soi en descriptif prêt-à-agir entretiennent une relation à soi déviée ou altérée. Pas de prédiction comportementale et pourtant, on déplore une industrie proposant du conditionnement humain en asservissement volontaire.

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L’astrologie ne raisonne-t-elle pas identiquement ?

Quel introverti ne se bat-il pas pour ses convictions profondes ? Ou bien ne protège-t-il pas ses valeurs ou intégrité ? Quel humain se laisse-t-il piétiner sans protester ? Ne cherche-t-il pas à vivre ses rêves ? À viser l’idéalisme le plus modulable ? L’on prend les lecteurs de ce type de contenu pour des imbéciles et les introvertis qui en consomment se mettent en situation infantilisante, celle de se laisser résumer à des descriptifs flexibles à merci, ‘alambiquables’ à souhaits, ‘tordables’ autant que faire se puisse. Les introvertis se limitent-ils à des feuillets de recrutements ?

Pourquoi le Mbti® est-il ethnocentrique ?

L’Asie, hors Eurasie de la Socionique, dispositif conçu par une sociologue lituanienne, psychologue et économiste, dont le travail de son autrice reste classé au rang de pseudoscience bien que très diplômée : le collège scientifique de l’époque ne lui avait reconnu aucune procédure valide. Ainsi, les occidentaux semblent usagers de ce type de produit autocentré, voire égocentriste, alors que les orientaux, plus introvertis, apparaissent davantage inspirés par les philosophies agréant d’améliorer la maîtrise du corps par l’esprit. Les introvertis, de même, sont largement mieux favorisés à l’interrogation des méthodes employées du côté de Levant, dont l’autocultivation porte sur la coordination de la pensée sur la matière à l’instar du confucianisme et du taoïsme.

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Le développement personnel est-il dangereux ?

Oui. Les introvertis qui lisent régulièrement ce site savent que nous dénonçons régulièrement les coachs et autres développeurs personnels qui vivent des latences carencées d’audiences catéchisées. Les introvertis ne sont pas ciblés par les méthodes en psychologie dite positive, laquelle a fait l’objet d’un article lisible sur notre plateforme dédiée aux introvertis et aux neurodivergents, mettant en cause la stérilité des aphorismes et désavantages des positivismes toxiques, ignorant de facto les nuances grisâtres des réalités du hasard, véritable instigateur de Tout. Un vrai désavantage envers l’introverti qui s’interdit d’adresser une situation vertement dissonante.

Clients, patientèles ou croyants ?

Les trois deux mon général. Les acheteurs de MBTI® ne sont pas des patients en thérapie. De ce fait, les introvertis malaisés lors du visionnage d’une énième vidéo leur servant une soupe de plus en plus réchauffée, tiède et fade, leur assurant que leur prunelle exceptionnelle les élève élogieusement au rang d’exception humaine, rare et hors norme, demeurent avisés à bon escient. Une comédie dissonante que les introvertis douteux observent en s’interrogeant sur les motivations des mobiles de ces producteurs de contenus. Allocentrisme ou Égocentrisme ? Question rhétorique, spéculerait Jung.

TheIntrovertSinger

McCrae, Robert & Costa, Paul. (1989). Reinterpreting the Myers-Briggs Type Indicator From the Perspective of the Five-Factor Model of Personality. Journal of personality. 57. 17-40. 10.1111/j.1467-6494.1989.tb00759.x.

The Real Story Behind The Myers-Briggs Test : Abby Norman 
Nothing personal: The questionable Myers-Briggs test : The Guardian

The Story of Isabel Briggs Myers : Center for Applications of Psychological Type

Why the Myers-Briggs test is totally meaningless : Vox.com

Myers-Briggs: Does it pay to know your type? : The Washington Post

Images, merci à : Cottonbro, Lucas Pezeta, Pavel Daliyuk, Alina Vilchenko, Anna Tis, Michael Lim, Mikhail Nilov

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