Être Introverti et Haïr L’Introversion

« Je déteste mon introversion. » Combien d’introvertis se sont-ils entendus songer ces mots-là ?

Nous allons tenter d’évoquer dans cette publication que de multiples raisons expliquent aisément que l’on exècre l’introversion. Inclination interminablement honteuse que l’on ose à peine désigner, particulièrement en France tièdement extra-ambivertie, les introvertis sûrement nombreux cheminent, excédés par leur divergence marquée en tempérament, endurant le décalage tacite qu’implique une telle dissimilitude. Voyage en terre éprouvée : soi.

Le biais extraverti (occidental) responsable ?

Un occident débordant d’extraversion en tout et pour tout : les introvertis subissent le dogme des sociétés dites développées par contraste des orients qui pointent quelquefois du doigt les limites des expansivités inconditionnelles. Les introvertis, lassés des comparaisons défavorables, et il y a véridiquement de quoi les en excuser, sur-adaptent leurs capacités par contrainte et observent tout ce bruit tonitruant, des sentiments d’exodes internes chevillés à l’esprit. Un introverti avéré, même équilibré, aboutit à désolidariser sa conscience, convaincu qu’une erreur de conception l’a astreint à s’établir là où règne trop d’incompréhension pour envisager ne serait-ce qu’un peu d’ouverture d’esprit ou d’inclusion.

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On n’apprend pas à admettre l’altérité

Pourtant, combien de programmes fictionnels en font l’apologie ? Les neurodivergents apparaissent désormais dans de nombreux scénarios mis en scène dans le but de vulgariser la nuance cognitive. Et, néanmoins, demeurent les micro rejets dégradants, que l’on tait en tant qu’introverti digne et solide ; et la solitude quelquefois meurtrière qui vise l’introverti plus à risque que l’extraverti qui pointe son lot de comorbidités que l’on tait par décence certainement. Ou bien par résignation, sans pour autant limiter la dangerosité d’une existence ou période de vie, sans reconnaissance, sans place dans la cité, sans contribution si moindre soit-elle. L’humain grégaire se réunit entre semblables, cherche à réparer le divergent et s’appuie sur des acquis fragiles, omettant que la diversité procure les complémentarités des résolutions et des complicités les plus extraordinaires.

Des choix de vie inadaptés à sa nature

Il n’y a pas que les carrières mal déterminées qui génèrent un blocage effectif à l’accroissement de l’introverti. Un introverti citadin qui ne supporte plus les stimuli des urbanismes bruyants omet ainsi que son aversion contre son introversion n’est en réalité qu’un abus infligé à un trait de personnalité aux préférences mésestimées. Des besoins ignorés et l’introverti fautif en négligence envers soi conclut d’attribuer son malaise à sa nature, pourtant admirable. Il n’est pas un pionnier, génie ou contributeur universel qui ne dépend pas de l’introversion. Un rappel qui nécessite un auto-matraquage de chaque instant, notamment en crise de doutes, indiquant au passage ; que la remise en cause de soi indique simplement que l’introverti procède une introspection et qu’en la matière, la qualité et la mensuration de cette dernière déséquilibre en chamboulement que l’introverti en friche s’efforce de réapproprier.

Je déteste mon introversion pour ces 15 raisons

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Je m’identifie introverti, simplement, je suis anxieux social

Évidemment, un introverti cumule quelquefois les mandats psychiques, cependant, les anxieux sociaux s’envisagent, à tort, introvertis. Dommage, puisque l’introversion contient mal la dopamine tandis que l’anxieux social ambiverti, parfaitement. Une thérapie comportementale vient à bout des anxiétés dites sociales ou des compulsions anxieuses. Haïr l’introversion use de ce dérivatif décalant une résolution simple et accessible.

Je vis un schisme persistant

Les absentéismes disjoignant : un esprit vagabond que les introvertis éprouvent trop bien et qui déplorent un dilettantisme relationnel consistant et impossible à juguler. Un despotisme infernal d’une psyché réactionnelle par retrait. Une conversation médiocre, peu incitative, un environnement intellectuellement peu stimulant ? L’introverti se mue en ectoplasme et (passe muraille) visite un continent lointain psychiquement. En culpabilisant.

J’ai admiré un modèle extraverti

Inévitable et piégeux, l’extraverti sur son dôme piédestal arrache à l’introverti un aveu erroné : impossible identification qui tend à dévaloriser subtilement un introverti méritant plus qu’un opposé en tempérament qui, au mieux, le complémente, mais au pire, dessert sa cause. Une individuation convenable d’introverti abstient la comparaison. L’introverti est unique et favorisé en bien des aspects, se rejeter par sympathie indique que l’égo bavard de l’introverti lui joue des tours.

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Je ne supporte plus mon hyperactivité psychique

Une habitude davantage qu’un trouble obsessionnel, les introvertis qui analysent méticuleusement toute donnée comme l’on assemblerait un puzzle, déplorent cet état de chose épuisant chaque jour de l’année. Sur-analyser la moindre information se révèle précieux, voire salvateur, prosaïquement toutefois, au quotidien, l’absence de lâcher prise agace l’introverti ingrat, maudissant son plus cher allié : son cher esprit persistant.

J’en n’en plus de susciter la pitié

L’amour-propre en berne et la dignité bernée, l’introverti que l’on cherche à réparer, que l’on conseille honteusement, accuse son introversion de tous ses maux. Des importuns qui s’octroient une ingérence que l’introverti nécessite de renvoyer aux envoyeurs, en leur soufflant aux oreilles leurs manquements projectifs. Et, on laisse son admirable introversion loin de ces vétilles.

Tout le monde glorifie les restos, sauf moi

Le rite des terrasses bondées, emplies de convives, quelquefois entassés sur le trottoir d’une rue embouteillée, interroge un introverti qui ne comprend pas son absence totale d’attraction pour la collation inconfortable et envisagée quelconque gustativement. Une indifférence générant une colère contre soi, justifiée… ou pas. Particulièrement si l’introverti confectionne une cuisine compétitive et confortable.

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Marre d’être incompris

Méconnu, l’introverti subsiste, une aura inquiétante auréolant sa personne, que des polémiques incongrues s’invitent à ses oreilles ; forcément, un introverti qui apprend que ses plus proches et éloignés lui attribuent toutes sortes de colifichets intentionnels inconnus de sa réalité : ce dernier s’interroge, coupable. Vexant puis soudain blessant, ces propos préjudiciables en préconceptions aboutissent à l’auto-détestation.

Mes mutismes et blocages verbaux me frustrent

Rien à faire, parfois ça ne sort pas, ou bien vraiment très mal. Les introvertis se rappellent tous non sans embarras, un bafouillement pesant ou des impossibilités verbales humiliantes : une réponse différée que les introvertis qui se connaissent bien accueillent avec humour ou anxiété, peu importe puisque ce sont des considérations égotiques. Autant ne pas se rejeter sur ce motif masquant une compétence. Faisons l’effort de lire les articles traitant de ce thème sur ce site. L’extraverti jase avant de réfléchir, l’introverti agit à l’inverse… À approfondir.

Je ne comprends rien aux codes extravertis

Consistant à l’inconsistance ou non, peu importe, car les introvertis qui cherchent l’acculturation agissent en ennemi de soi, puisqu’il suffit à l’introverti de le décider pour se conduire à l’exacte ressemblance des expansifs ; sans nécessiter d’y comprendre le tenant ni l’aboutissant. C’est ainsi, l’introverti qui enquête quelques jours sur l’extraversion, la réprouve à jamais. Assurément, il ne devrait pourtant perdurer que l’altérité délibérée pour que le reste se poursuive y compris en compagnie des opposés.

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Je me sens seul entouré

Rien de plus culpabilisant que de se vérifier en souffrance en compagnie, détaché. Tous les introvertis ont dû, un jour ou l’autre, s’observer en proie au doute d’un implacable sentiment de solitude, accompagné. En compagnie d’amis, sur le lieu de travail, en couple ou en famille, rien de plus déboussolant que de ne plus comprendre un pan de soi. C’est la qualité d’un lien qui le justifie et sa profondeur qui le scelle, c’est d’intimité dont a besoin l’introverti. Les attaches apparentes épuisent l’introversion. Reste à s’accepter…

J’en ai assez de noter chaque détail

Pérorer une supplique à cet esprit farceur de rompre ses promesses d’anticipations intellectuelles menant à des impasses paraît vain : un contrôle mental impossible à gérer que l’introverti en proie à des persistances psychiques chemine exposé en permanences à un record en profusions analytiques. Hormis la fatigue générée par ce fonctionnement atypique, les introvertis, victimes de cette tyrannie inarrêtable, parviennent à l’auto-détestation : se honnir… ou bien en profiter en créativité.

Mes sensitivités m’irritent

Combien ? À chaque jour suffit sa peine, un matin, ce sont les perceptions auditives, le lendemain, olfactives et ensuite rien deux jours durant, illusionnant l’introverti rapidement rattrapé par une hyperstimulation suivant une nuit agitée, ou bien par des journées dopamines. Des yeux sensibles, un cœur pesant, tous ces sensibles d’introvertis se dilapident et s’abattent. Un peu d’auto-compassion et quelques soins d’anticipation préviennent le haïssement de son introversion et par extension, l’acrimonie en soi.

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J’aimerais être plus simple, facile à vivre

J’imaginerai juste me dérider comme les autres, improviser mieux et davantage, rire facilement, roucouler aussi, cette sélectivité aboutit à isoler un introverti sociable bien que diversement. L’introverti se questionne sur son impossibilité à se fondre dans la foule, à couler de source naturellement, à saisir le moment dit présent. Quel introverti ne se remet-il pas en question ? Laquelle réponse évidente consiste à s’en vouloir, commodément.

J’ignore si je suis timide ou introverti

Une confusion habituelle, les grands timides se confondent aux introvertis qui, pourtant, ces derniers présentent quelquefois toutes les caractéristiques des animations et assertions notoires. En revanche, la timidité n’implique ni le système nerveux, en dehors d’une réponse à un danger inexistant, et n’est ni porteuse d’un circuit motivationnel divergent à l’instar du pré-cortex plus dense des introvertis.

De plus, je répudie mon introversion qui indispose autrui

Une intensité en tout : l’introverti ne chemine pas comme tout un chacun, son introversion décuple à l’excès et spécule l’expérience humaine internement. Rien ne paraît, néanmoins les joies explosent, les chagrins démesurément, l’intérêt intarissable et l’amour abyssal. Fané et méconnu, l’introverti dérange en ses dissections chirurgicales, en son absence de futile et son impossibilité en vacuité. Cette dernière, au règne absolu, indique à l’introverti incongru, son invalidité. Tant mieux.

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Images, merci à : Pavel Danilyuk, Cottonbro, Anna Shvets, Andrea Picquadio, Monstera, Marta Wave, Jimmy Chan, Min An, Noelle Otto

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