Les Introvertis et Ces 4 Types de Gaslighting

Tous les introvertis sont confrontés à ces 4 formes subtiles de détournements cognitifs

Définition du Gaslighting

Gaslighting – Ingrid Bergman – 1944 Source wikipédia

Le Gaslighting demeure avant tout un abus, une violence mentale et émotionnelle. On a admis ce film, Gaslighting, un désormais classique introverti du cinéma des années 40/50 faisant froid dans le dos lorsque l’on songe aux événements que l’on a soi-même vécus qui y correspondent à s’y méprendre. Gaslighting que je transpose par le terme ‘enfumage’ dépeint une technique éprouvée de manipulation mentale. Une malfaisance consistant à nier une réalité, celle de la victime en la minimisant, en la contredisant, en l’invalidant et en la questionnant par le mensonge.

La victime d’un épisode de gaslighting – ou d’un enfumage quotidien – questionne la réalité et on sait que certaines personnes peuvent aboutir à ne plus disposer de repères, une situation menant à des troubles de compensations parfaitement inévitables. Ces abus sont cruels, surtout si l’abuseur agit délibérément, ce que l’on peut déplorer dans la majorité des conclusions.

Qui fait cela et pourquoi ?

On subit de l’enfumage partout : au travail, en famille, au sein de certains couples toxiques et en compagnie de relations amicales vaines. Les motivations des abuseurs sont multiples et la littérature cite ainsi une forme de gaslighting moins maligne, néanmoins pas pour autant bénigne, dans le sens où cet enfumage en particulier serait involontaire. On n’assimile pas un journaliste qui informe approximativement par erreur à un compagnon qui ment par asservissement. Incomparables, ces deux situations sont évidemment similaires en théorie cependant, l’intention et les dégâts causés sont éminemment incomparables, indubitablement.

Quelles sont les cibles idéales des enfumeurs ?

Un.e introverti.e atypique et particulièrement cérébral.e, qui a pour spécificité de douter couramment, notamment par sa sensibilité particulière et possiblement à cause d’un parcours de vie singulièrement hors du commun. Les individus introvertis qui sont quelquefois perfectionnistes ou bien consciencieux sont aussi des victimes idéales, des proies que les enfumeurs choisissent à dessein. On n’a pas besoin d’enfumer un individu inexpérimenté, il suffit d’un peu de bagout et cela s’organise, en revanche, l’intelligence des sujets introvertis invite ces prédateurs, ces abuseurs, à organiser leurs offensives psychiques, en substituant la réalité afin de maîtriser l’introverti englué.

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4 types d’enfumage et 5 applications courantes du Gaslighting

1 La domination par coercition

On emploie autant les faux espoirs que les contractions systématiques et les minimisations, mais aussi les facultés de contrôle du temps, à l’instar de ces partenaires ou proches qui font en sorte de gérer l’environnement de l’introverti fumigé. Les ressources, tant intellectuelles que matérielles, les allers et venues que l’enfumeur administre, jusqu’aux fréquentations. Une solitude psychique que l’introverti victime et inconsciente – bien qu’anxieuse, un introverti est une victime examinatrice – omet en autonomie, soumise par contrainte doctrinaire, comme un papillon braconné sur la toile de l’araignée vorace.

2 Le mensonge et l’exagération

Déformer un fait peut laisser un esprit introverti dans un état qu’aucun ambiverti ni extraverti ne peut comprendre. La réalité factuelle n’existe plus. Un introverti vit en vase-clos au sein d’un esprit sur lequel il s’appuie inconditionnellement et ce discernement – alors que l’on malmène son efficience et sa lucidité – dysfonctionne nettement. L’enfumage vis-à-vis d’un introverti n’est pas qu’un abus, il s’agit bien d’une tentative d’anéantissement des facultés cognitives qui sont bloquées dans les détections de la réalité. Un état particulièrement toxique que l’introverti, en proie à des doutes incessants, entretient dans un état anxieux avéré.

3 La déformation de la réalité

Simple à mettre en place par les applicateurs – que l’on peut identifier d’ors et déjà comme plus souvent extravertis qu’introvertis (les menteurs sont quasi biologiquement extravertis) – il suffit d’altérer un fait en en minimisant l’ampleur, en ajoutant des ingrédients anxiogènes, en jouant sur des approximations entretenant un état de dissonance cognitive permanent. Les individus pratiquant l’enfumage sont expérimentés, ils savent leur marge de manœuvre et quel type de mensonge – ou de déformation – employer et avec qui. Un introverti intuitif sait qu’il manque des éléments dans un narratif artificiel, toutefois sans preuves, l’intelligence se retourne contre son porteur en induisant cet état insupportable de doute chronique.

4 La bouc-émissairisation (isolationnisme)

Diviser pour régner, une technique vieille comme le monde qui a fait ses preuves. Si on met de côté un individu sur lequel on peut tout à fait tout projeter ou élaborer, sans qu’il ait effectivement l’opportunité de percevoir sa position : impossible d’appréhender une condition floue par quintessence. Les enfumeurs emploient cette technique afin de pérenniser, de stocker et de dominer un sujet – pour ce qui nous concerne sur ce site, plutôt un introverti – qui se trouve en porte-à-faux vis-à-vis de la situation dans laquelle il se trouve. On exclut en enfumant l’entourage en évidence ; on isole en posant une frontière autour d’un introverti ciblé, sans altercation, insidieusement.

I « C’est de ta faute, c’est toi qui m’as fait faire ça »

Un grand classique du ‘violent’ qui accuse sa victime des coups qu’elle vient de lui asséner. Une habitude des abuseurs accusant l’autre d’un comportement ayant entraîné leur dérapage, que toutes et tous, introvertis de tous pays, éprouvons trop bien. On est dans un registre lâche néanmoins prédictible, que tous les introvertis savent identifier : puisqu’un individu, collègue, ami, parent ou bien conjoint bouscule en accusant l’autre, il ne faut guère plus se faire d’illusion. Il s’agit d’un abus caractérisé.

II « Tu es vraiment trop sensible »

Encore plus courant chez les introvertis qui sont ultras sensibles et qui ressentent ou perçoivent absolument tout, selon leurs préférences cognitives et leurs facilités. L’idéal quand on est introverti est de ne pas chercher à employer des fonctions cognitives que l’on maîtrise moins bien – aux penseurs la pensée et aux autres les ressentis dans un registre plus émotionnels. Une invalidation usuelle permettant aux atermoiements de s’immiscer dans un lien, quel qu’il soit. Attention aux individus qui prononcent cette phrase, ils mentent, tout simplement.

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III « Je fais ça parce que je t’aime »

On inverse la charge de la responsabilité, et on passe à tabac pour le prétendu bien de la victime laminée. De nombreux partenaires osent prononcer ces mots creux, vides de sens, totalement dissonants et galvaudés. On emploie des termes qui n’ont rien à y voir, prévisiblement. Tous les introvertis ont à l’esprit une scène d’une violence inouïe, laquelle phrase indigne invite à la validation par la victime, qui par acquiescement consent, puisque les esprits retors s’autovalident de cette manière. En insinuant leur domination.

IV « Personne ne t’acceptera comme ça, tu ne trouveras jamais qui que ce soit d’autre »

Tu finiras sans emploi (on vocifère cela aux enfants quelquefois…), sans abri ou bien seul.e, tu n’iras jamais nulle part sans moi, il n’y a que moi qui t’aime vraiment… on peut entendre ce type de sentence partout : au travail, à la maison et évidemment en famille, comme en couple. Des phrases assassines, abaissantes, limitantes avantageant à l’abuseur de poser un lien éthérique autour du cou d’un introverti désormais vulnérable et pas par constitution. Voué aux doutes perpétuels, l’introverti victime d’un enfumeur ne dispose plus de ses méthodes afin de s’en extraire les venins.

V « Tu es paranoïaque, tu vois le mal partout »

Emblématique chez les partenaires infidèles, ou bien les parents menteurs ou encore partout où règnent les triangulations narcissiques. Un cauchemar pour l’introverti qui saisit parfaitement bien ce que joue l’abuseur coupable, cependant laissant encore une fois un flou invraisemblable à démentir. C’est ce petit orifice par lequel les abuseurs enfumeurs passent, à l’instar des blattes qui se nourrissent même des cadavres de leurs congénères, détails peu ragoutants – et opportunistes, qui envahissent petit à petit l’univers de l’introverti dépassé. Une tromperie projetée sur celui qui la pointe du doigt. Commode et effroyablement corrompu.

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VI « C’est toi qui as fait ça, pas moi »

Ou bien « je n’ai jamais dit ça » ou encore « tu oublies tout, quel.le étourdi.e, tu ne fais jamais attention » accompagné de l’inévitable adverbe qui condamne a perpétuité l’introverti irrépréhensible. Des phrases toutes prêtes à l’emploi que l’on entend en permanence et insidieusement universellement de soi. On fait porter le chapeau à l’autre, si possible introverti et s’il a le malheur d’être un discret distrait ou distractible, on trouve ici un terrain de jeu destiné aux manipulateurs enfumeurs qui peuvent s’adonner à distiller du boniment à tous les vents : « lequel introverti dirait et ferait n’importe quoi, n’importe comment ». Il est des individus en compagnie desquels il nécessiterait presque d’enregistrer toute conversation à des fins psychiatriques dans un premier temps et de confrontation dans un second. On se débarrasse des parasites avec un pesticide sérum de vérité. Les menteurs l’exècrent, la pratiquer les fait fuir. Plus on est soi-même, moins on arrange, plus les parasites enquièrent ailleurs de quoi alimenter leurs penchants nécrophages.

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Photos : Elti Meshau, Megan ForbesKara Muse, RODNAE Productions 

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