(Sars CoV-2) Covid-19, comment rester centré durant le confinement ?

Comment gérer l’anxiété durant cette période ?

On apprend que dans le New Jersey, état de New York aux USA, un couvre-feu vient d’être instauré. Les mesures de plus en plus contraignantes peuvent générer des inquiétudes bien légitimes. À Paris, il n’y a presque personne dans les rues, c’est comme un long dimanche. L’heure de la sieste dans une garrigue provençale, l’odeur de la sauge, du thym et du romarin en moins.

«Une guerre sanitaire ».

Fin de la citation du président de la République française, dont nous avons tous reçu un message texto de rappel cette nuit. Le confinement nous est fortement conseillé pour notre sécurité. Nous sommes en guerre contre un ennemi microscopique. Qui frappe et panique le monde. On se pose des questions, notamment les parents séparés qui doivent passer d’une garde à l’autre ou les personnes qui doivent se déplacer impérativement : il n’y a aucun souci, on peut continuer à déposer ses enfants, à circuler si nécessaire, il suffit de le justifier.

Comme dans un scénario de film.

Surréaliste et étrange. Le télétravail ne concerne pas tout le monde, loin de là. Par solidarité, nous avons la responsabilité de leur santé. Restons à distance les un des autres. Nos situations particulières sont uniques. C’est donc avec une boule dans le ventre que les Européens et américains se lèvent le matin. Nous partageons une fatigue mentale, un nouvel ennui ajouté à nos quotidiens. Un désenchantement supplémentaire.

Ne pas refouler son stress.

Les manifestations de stress peuvent passer inaperçues. On a tendance à relativiser les souffrances psychiques, en continuant d’avancer. Pourtant quand on se blesse, on soigne la plaie. Les troubles de l’humeur, inévitables en cette période, doivent recevoir une réponse. Nous ne sommes pas des machines. Cette charge émotionnelle est très puissante. Qui ne s’inquiète pas pour ses proches ? Qui ne se sent pas impuissant aujourd’hui ? Qui n’est pas en train de masquer son anxiété par pudeur ?

Un facteur commun.

Notre situation personnelle est différente de celle de l’autre. Nous sommes affectés singulièrement. Chacun d’entre nous se trouve dans une situation singulièrement inconfortable. En revanche l’anxiété, nous est commune. Certains sont moins connectés à leur mental que d’autres. Nous adressons différemment nos angoisses. En effet, nous vivons une forme d’emprisonnement, dont il faut apprivoiser les contraintes. Dont un facteur l’aggrave la peur.

La toxicité de l’anxiété.

Fini les routines habituelles rassurantes, rien n’est plus pareil. C’est avec inquiétude que le jour se lève. Ce stress doit avoir une destination, pour ne pas se retrouver piégé dans une spirale négative. Nous savons que consommer des substances est une mauvaise idée. Il est vrai que tout a changé dans nos vies. On ne dort plus à la même heure. On ne mange plus de la même façon. Cette situation est extraordinaire. C’est la première fois que nous faisons vraiment face une menace sanitaire. Ce n’est pas le moment de refouler sa peur, mère de toutes les somatisations. Prendre le temps d’en parler, de regarder autour, car nous partageons tous cette tranche de vie. Nos émotions sont identiques.

Partageons nos angoisses.

Peut-être que la méfiance et le cynisme, habituels, devraient être troqués contre des échanges constructifs. Communiquer reste de loin la meilleure des techniques pour relâcher les émotions les plus toxiques. Rassurer l’autre et offrir ce qu’on aimerait recevoir. Il n’y a rien de plus libérateur. Soyons des thérapeutes. En essayant de témoigner de la sympathie pour l’autre.

Des situations uniques, mais équivalentes.

Tout le monde est concerné, cette fois. Qu’on soit ministre ou livreur, personne ne peut se prémunir de cette pandémie. Sur le bout de territoire que nous partageons, prendre soin les uns des autres est une priorité. Les parents qui sont confinés avec leurs enfants. Seuls parfois, ils devraient parler et communiquer le plus possible, dans la mesure de leurs capacités. Communiquer avec eux permet d’éviter que les émotions se retrouvent exprimées par des comportements destinés à attirer l’attention. Les enfants ont besoin de beaucoup de tendresse, car ils sentent l’anxiété, mais ne la comprennent pas.

De nouvelles habitudes.

Nous résistons toujours aux changements. Celles et ceux qui sont confinés ont une charge sur leurs épaules. Celle de ne pas ressasser des pensées anxiogènes ; et d’occuper cet esprit galopant. Penser à se faire du bien ; c’est ne pas se ruer sur des aliments qui aggravent l’état de stress. Trouver le moyen de se composer une diète, pour sortir de cette épreuve en pleine forme. Respirer, sans rester coincé devant ses écrans. Si on se parle et on mange sainement, on a déjà fait 80 % du travail. Nous sommes décentrés. C’est la stabilité émotionnelle qui est éprouvée. C’est naturel. Accepter et compenser ces états temporaires, par l’équilibre.

Une épreuve collective est une opportunité.

C’est toujours dans des périodes troubles que les potentiels se révèlent. C’est le moment de donner. Du temps et de l’attention, pour maîtriser la panique ambiante. On reste informé, oui. Néanmoins, on ne diffuse pas en boucle pas des informations anxiogènes, pour les enfants, c’est terrible. C’est un peu comme respirer des fumées toxiques des heures durant. C’est l’occasion de donner à son entourage. De se cultiver, de lire ce livre ou voir cette adaptation d’un classique. De mettre des routines légères et incongrues en place. On peut tout changer, avec de l’imagination, mettre de la légèreté dans l’assiette, mais aussi dans ses activités routinières.

Rester centré sur ce que l’on peut contrôler

On peut reprendre les rênes de son esprit, en ne laissant pas la peur et le stress s’installer. On peut contrôler son environnement en le rendant agréable. Tout ce qui se passe autour de soi est du domaine du connu. Qui va bien ? Grand-mère ? Les amis marseillais, new-yorkais ou milanais ? Son voisin ? Parce qu’on oublie que ses voisins sont nos plus proches étrangers, qui sont confinés avec nous. On a le droit de demander si ça va bien, ok de loin ! Il y en a qui discutent par la fenêtre, c’est amusant. En profiter pour passer du temps à communiquer par téléphone, écrire des mails. Permet de descendre l’anxiété immédiatement. Il ne faut pas hésiter à prendre des nouvelles de tout le monde. C’est en s’inquiétant pour les autres, qui sont nos miroirs, qu’on se fait du bien. Contre intuitif, mais réel. On s’enrichit en donnant. En se donnant aussi l’autorisation d’aller bien. Remercier pour ce qui va bien dans sa vie.

Ne pas hésiter à se faire aider.

Oui, sur les forums, les chats. Il y a des médecins en lignes et des psys. Il ne faut pas isoler sa peur et vivre confinée avec. Des humains sont partout, ils peuvent aider. C’est vrai que les introvertis ne souffrent pas du confinement. En revanche, nous partageons nos incertitudes. Qui ne sera très bientôt qu’un lointain souvenir.

TheIntrovertSinger

Ressources :

Sciences et Avenir : https://www.sciencesetavenir.fr/tag_maladie/covid-19_44244/

https://aspmines.qc.ca/app/uploads/2020/03/fiche-msss-securite-civile-covid-19-stress-anxiete.pdf

TheIntrovertSinger

http://theintrovertsinger.com/2020/02/25/je-suis-mal-lors-des-interactions-sociales-et-ca-me-va-bien/
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