20 Signes : Introverti et Vraiment Heureux

Quels sont les indicateurs que l’on est un discret ayant trouvé la recette du bonheur ?

D’aucuns prédisent invariablement la capacité à se sentir heureux à leurs aptitudes bancaires, d’autres à leur vie affective ou familiale, ou encore d’autres à l’ascension sociale et professionnelle. En vérité, comment sait-on si l’on est réellement heureux ? Ou pas.

Introverti pauvre ou introverti riche

Je connais un individu se réclamant de l’introversion, dont l’escalade sociale a dépassé ce que l’on peut envisager humainement, et qui en est arrivé à cette conclusion : l’argent ne prédit pas le bonheur, en aggravant ainsi : l’argent fut la cause de tous mes malheurs. Entiers.

Les relations viciées, inauthentiques, une vie de famille ratée en compagnie de (nombreuses) partenaires vénales, et ne pas être connu ou aimé pour soi. Et puis l’argent est chronophage : on le triomphe, on doit le préserver, l’administrer, ne pas le perdre, le faire fructifier, se méfier…

Pourquoi vivre sans prendre son temps, cet espace nécessaire à savourer sa vie ? Simplement.

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Se comparer rendrait heureux les nantis

Un article publié par l’APA (American Psychological Association pour les publications et écrits scientifiques) indique que vivre parmi une communauté pauvre, entre riches, serait un facteur d’accomplissement. Ainsi, un nanti qui vit près des pauvres (pas trop près quand même) se sent rassuré par ses conditions de vie…

Toutefois, ce qui rend particulièrement malheureux demeure :

1 L’escalade des convoitises : fait passer d’une avidité à l’autre, sans assouvissement, les récompenses à court terme sont, hélas, absolument pas rémunératrices.

2 La comparaison : rendrait malheureux, le sentiment de manquer n’intervient que si l’on se considère carencé par rapport au semblable.

3 Ne pas cultiver de vie de famille et des passions : prendre le temps de vivre est un marqueur important du bonheur.

Monsieur Einstein, notre introverti chouchou, a vécu des bas… et quelques hauts

Mr. Albert Einstein décrit le bonheur en 3 facteurs déterminants :

👉 Pratiquer l’auto-compassion attentive

👉 Accepter l’imperfection humaine

👉 Vivre ses passions, pratiquer des activités intimement jubilatoires, avec et pour soi

Le bon sens prédit un bonheur intense, et si l’homme le plus intelligent du monde a compris que la satisfaction véritable ne vient pas de ce que l’on fait, mais de qui on est, et de l’affection que l’on se porte inconditionnellement, c’est qu’il est probable qu’il y ait longuement pensé.

20 signes que l’on est – à l’instar de Monsieur Albert Einstein – introverti et heureux

1 On a plus de problèmes. Exclusivement, des solutions

Cela signifie pour certains, l’optimisme du verre à moitié plein, cependant soyons introvertis : en réalité, il suffit de ne chercher qu’à résoudre sa difficulté, pragmatiquement.

Le cerveau introverti perd ses facultés si on omet de lui laisser remplir sa mission de concepteur original.

2 On ne regrette RIEN

Pas la peine de le chanter à l’instar de Madame Piaf, on peut se contenter d’agir avec sagesse : accepter radicalement ce que l’on n’a pas pu contrôler en le laissant partir, telle une avarie.

Accepter, soi et ses circonstances, est certainement la plus grande difficulté humaine.

3 On n’entretient plus aucune préférence dissonante

Cesser de se mentir, questionne la capacité d’un bonheur que l’introverti n’a de cesse d’interroger. Comme une vocation, le discret passe la majorité de son temps à introvertir le monde autour de lui, soit 1000 plus que les extravertis.

Rejeter les auto-mensonges entretenus par des croyances exogènes.

4 On devance les craintes de rater

Les peurs liées au regard des autres, au jugement : travailler à accepter un échec, y compris en les provoquant, car il suffit de laisser passer l’orage perfectionniste deux ou trois fois pour s’en affranchir : un vaccin contre les hontes toxiques que l’on traîne depuis toujours, dont l’introverti qui s’en est délesté, voit ses ailes enfin déployées.

On laisse partir les gens qui profitent de cet aspect de soi. Définitivement.

5 On a décidé de vivre ses passions sans vénération

Fini ! Les désirs égotiques, on fait ce que l’on aime pour les bonnes raisons : rien de pire pour l’introverti que les envies égocentriques, tellement antagonistes d’un tempérament flegmatique et sensitif, à l’image de la discrétion introvertie.

La réserve est un éloge duquel peu d’élus recueillent les privilèges.

6 On est joyeux au matin

Se lever est excitant, on a des envies plein les empreintes digitales, on les imprime partout, animé d’envies simples, intimement justes. On ne tente plus de séduire, on en a fini avec les désirs de convention, on se sent libre.

Intérieurement, et ça, l’introverti ne peut pas s’en passer.

7 On fait confiance à son discernement

Fini ! Les demandes de validation, faire confiance à un autre que soi pour prendre la moindre décision relève de la plus sombre absurdité. Prendre la responsabilité de qui l’on décide d’être et accepter que rien ni personne ne sait mieux que soi : c’est ça la confiance en soi authentique.

Un deuil à accomplir pour certains introvertis sincères.

8 On accepte son corps

Et on l’aime comme il est : cette machine incroyable, que l’on malmène, dont le cerveau représente une capacité que la Silicon Valley n’atteint pas en reliant toutes ses ressources simultanément. Une apparence que l’on dénigre, puisque le temps enseigne que la beauté n’a rien à voir avec l’objectivité.

Un poème particulièrement introverti. La bénévolence de l’éloge de la subjectivité.

9 On se réconcilie à la nature

Un oiseau, un arbre, quelques fleurs… et l’esthétique toute nue rattrape les raccourcis que prennent nos cerveaux, qui nous racontent des fables sur des pseudos drames insignifiants. Le sentiment de joie et d’accomplissement est probablement lié à notre survivance à l’échelle de l’évolution, mieux vaut en faire son allié.

Alors, autant profiter des bienfaits sur la santé mentale que procure la nature, surtout aux introvertis hyperémotifs.

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10 On se respecte infiniment

On ne se laisse plus happer par des riens, on n’abandonne plus son temps, ses ressources les plus précieuses à des vétilles, on dépasse la médiocrité sans regret. Voici la vraie recette du bonheur :

Bas les masques, on fait le vide et on ne laisse plus la moindre bassesse toucher son introversion. 

11 On apprend, on est curieux

La capacité de renouvellement implique de veiller à alimenter un esprit hyperactif, parce que si l’introverti perd l’habitude de gloutonner de la matière réellement édificatrice, son fonctionnement atypique le poussera à compenser.

Et pas hygiéniquement.

12 On respecte son sommeil

S’endormir et se lever avec les poulets. Voilà le secret d’une vie saine, cultiver des centres d’intérêts, vivre avec son temps et pas contre, le prendre aussi.

Dormir comme un loir, dépensé et rassasié, hâté de retrouver une journée, dans la grâce.

13 On sait ce que l’on a accompli

On a compris qui l’on est et quel fut le chemin que l’on a dû pourvoir, et on l’a accepté, inconditionnellement. Encore une part difficile pour les introvertis à boulets.

C’est un processus, dont il faudrait apprécier chaque marche, chaque pas afin d’embrasser la route menant vers soi.

14 On est poliment lassé de l’avis des autres

Si l’on ne cherche plus ni confirmation ni approbation, et que l’on s’est accepté avec force, en intégrant chaque minuscule particule de soi, car on en a, en effet, terminé avec les demandes d’encouragements. Ainsi, on se donne l’autorisation de tout ce que l’on décide.

Comme un introverti ayant terminé sa croissance, comme un grand.

15 On sait rire de tout

S’amuser dépend de la manière dont on se perçoit ; un narcissisme expansif exige plus de maintenance qu’un égo introverti, largement mieux équipé pour prendre la vie en compagnie d’éclats de rires.

À propos de soi évidemment et des absurdités essentielles à la vie.

16 On sait s’émerveiller encore et toujours

Face à un insecte, un mécanisme de montre, ou bien d’un handicap surmonté, comme des prouesses des professionnels de la performance, peu importe :

Un introverti n’est pas condescendant, relevant le délicat partout où ses perceptions décèle l’extraordinaire. Assidûment.

17 On a appris à se consoler

Comme l’on souhaiterait recevoir, on se le donne. Opter de se connaître implique de comprendre comment on sait s’accorder l’affection dont on a besoin, se donner une douceur, se faire plaisir, s’observer avec la bienveillance la plus platonique. En plus, on considère le reste du monde identiquement.

Si et seulement si on l’applique à soi.

18 On a immaculé sa vie des pique-assiettes

Un grand nettoyage s’impose : on vide ses placards, on jette les cadavres, on quitte un état, s’allégeant des fardeaux futiles. On précipite par-dessus bord la bande de parasites que l’on a trainé toute sa vie.

Un introverti heureux, est un introverti affranchi.

19 On a appris ses leçons

Par cœur, on connaît sur le bout des lèvres ce que l’on a dépassé en décidant de ne plus y remettre les pieds. Terminés les mauvais choix, les discrets heureux ont appris à repérer les signaux d’alarmes.

Les indicateurs internes d’un discret lui sont connus. On sait que l’on n’y retournera plus. En aucun cas.

20 On a cultivé un système de valeurs affiné

L’intégrité, en premier. Un discret heureux prend le temps de faire un point sur ce qu’il accepte et refuse strictement, au sujet de ce qu’il est en capacité de compromettre et de ce qu’il ne hasardera plus améliore son taux de bonheur soutenu.

Ces petites listes, en apparences anodines, sont de véritables indicateurs de l’affection que le discret se porte.

À Lire : Le Bonheur des Introvertis En 11 Questions

Bonus… On s’occupe des autres : donner

Contribuer, quel que soit le biais que l’on choisit, le bonheur est simple comme le geste de donner sans condition ; un facteur de joie intense, ce contentement que l’on sait volontiers intérieur, irremplaçable pour les introvertis qui n’éprouvent pas autrement le couronnement.

TheIntrovertSinger

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