13 Différences Langagières Des Femmes Introverties

En quoi les femmes introverties sont-elles dissemblables lorsqu’elles discutent ?

Quand on apprend à comprendre et connaître les femmes introverties, on se met à percevoir un nombre incalculable de minuscules détails absolument édifiants. Rien n’est plus pareil, alors que je regarde un talk-show sur YouTube dont l’animatrice et ses invitées m’ont largement inspirée cet article.

La femme introvertie est unique

On sait que l’on croise une introvertie à cette manière si particulière de différer. La discrète n’est pas surnommée de la sorte sans raison, elle est étonnante de maturité, ses propos sont indéniablement plus profonds et son apparence, comme son langage corporel, trahit une méfiance.

Pas craintive pour un sou, pas du tout, elle est farouche et se méfie. L’introvertie est défiante, on sait qu’elle n’est pas dupe, et que sous son flegme apparent, un esprit tourne à 300 k/s, et que rien n’échappe à son acuité. Comme un félin, on la croirait capable de vision double, tant la précision avec laquelle l’introvertie répond transperce, telle une lame acérée.

Le sexisme à l’égard des femmes introverties

Un homme introverti sûr de lui n’est pas qualifié d’arrogant ou d’agressif, parce que les femmes introverties, si. Ou bien, s’il hésite, on le trouve prudent, alors qu’une femme introvertie est immédiatement qualifiée d’incompétente ou pire, d’indécise. Alors, si en plus une discrète est détectée ambitionner quoi que ce soit, on ne la considère pas comme une femme déterminée, mais prétentieuse ou encore, comble des combles, manipulatrice égocentrée.

De nombreuses études évoquent des procédés chez les femmes introverties

Agacée par ce fameux talk-show dont l’animatrice pleine de bonne volonté, bien qu’assistée de nombreux collaborateurs préparant ses fiches multiples, continue de ponctuer les récits de ses invités de questions, au mieux subsidiaires, au pire, inappropriées. Introvertie un jour, introvertie toujours, j’ai regardé en boucle de nombreuses émissions afin de noter les systématismes des interventions des extraverties, ainsi que celles des introverties, grandes absentes de cette espèce de show, lesquelles présentent des atypies impossibles à rater.

Les ambiverties et extraverties se ressourcent en parlant

Une étude hilarante a noté une divergence de champ sémantique entre les participantes d’une étude farfelue, dont les chercheurs devaient écouter les échanges téléphoniques des locutrices : les extraverties se gaussaient de l’embarras causé par la présence des chercheurs qui écoutaient et prenaient notes des conversations, tandis que les introverties de leurs côtés, s’interrogeaient en questionnant les investigateurs à propos du type d’étude menée.

Un autre article analysant les schémas discursifs d’extraverties entre elles se cherchant des communalités, tandis que les introverties entre elles, nourrissaient des échanges constructifs.

L’introversion marque l’identité

Lors d’une étude portant sur la narration d’un récit, menée sur des étudiants aux tempéraments opposés, on s’est aperçu que les extravertis étaient nettement plus dispersés et prévisiblement généralistes, dont les récits évoquaient prédictible-ment la romance. Quant aux introvertis, ils menaient une réflexion posée au sujet d’une intrigue construite en s’appuyant sur une matière plus sociale et complexe.

Ces chercheurs en ont conclu que le tempérament influence la personnalité.

Les 13 signaux d’expression démarquant les introverties des autres femmes

Haut débit versus pondération

Une étude publiée par le Journal Of Personality indique que les extravertis s’expriment plus rapidement que les introvertis. Les femmes introverties sont caractérisées par un phrasé rythmé de silences, dont les mots choisis avec précision exigent du temps. En seconde tâche, s’exprimer ajoute un délai supplémentaire aux introvertis, de ce fait aux discrètes effectivement.

Et l’on sait que se taire est une vertu que peu savent garder aujourd’hui.

Attention portée sur l’autre versus dirigée par un thème

L’extravertie est une femme qui nécessite de se ressourcer en compagnie de semblables, et même si leurs amitiés sont mixtes en tempérament, les introverties de leurs côtés, se fatiguent en compagnie de leurs copines extraverties. Une extravertie est une sorte de vampire énergétique pour l’introvertie, allégoriquement, alors que l’introvertie amie, elle, cherche à orienter la conversation vers une thématique pragmatique, résolvant des équivoques.

Elles se rejoignent peut-être au sujet de l’emploi de l’humour, quoique plus conceptuel chez l’introvertie, évidemment.

Vocabulaire imprécis versus lexique choisi

C’est une étude encore une fois américaine, dont on peut souligner le travail remarquable, duquel la France devrait s’inspirer afin d’éduquer à la neurodiversité ses administrés, qui confirme que les introvertis conceptualisent des idées complexes en les énonçant succinctement, lorsque les extravertis pensent en images concrètes, en les commentant plus confusément…

L’extraversion exprime abstraitement sans abstraction, l’introversion articule simplement des concepts.

Partage en miroir versus échange d’idées

Une étude renommée sur ce site confirme que les femmes introverties sont décidément à part. On a mis à des tables des extraverties qui ont discuté des atomes crochus qu’elles partageaient avec enthousiasme, leur facilitant de générer une communication. Quant aux introverties, les discussions ont exclusivement tourné autour de sujets reflétant leur nature unique, exposant une problématique dans l’objectif d’en trouver la solution. 

Tonalité contrastée versus ton mesuré

On connaît la voix oscillante, quelquefois trop aiguë de l’extra extravertie, ou bien dont les intervalles sont irréguliers, allant et venant sur une échelle ascensionnelle dont suivre les modulations peut rapidement faire tomber en migraine une introvertie. Indubitablement, toutes les extraverties ne s’esclaffent pas comme des hyènes euphoriques. Cependant, l’introvertie hyperesthésique ou sensible au ton de voix mal maitrisé, peut se sentir particulièrement débordée lors de leurs échanges.

Note : les introverties les imitent aussi très bien les expansives, admettons-le une bonne fois pour toutes.

Validation versus conversation

On sait que les personnalités davantage exogènes nécessitent une maintenance extérieure. Une extravertie cherche à confirmer ses opinions ou choix en guettant l’approbation, la quête d’atomes crochus, de convergences parfaites. Quant aux introverties, elles conversent, sans converger, essayant une supposition sans pour autant s’opposer, en cherchant à avancer par une conversation peu stéréotypée, apportant du signifiant, notamment afin de ne pas trop s’ennuyer.

Confidences versus informations

Les extraverties tissent des liens en se rapprochant sur des terrains qu’elles partagent, leurs points communs : elles se comparent, trouvent des repères d’accroche et se lancent à langue perdue dans un épanchement allongé d’éléments pseudos biographiques. Une introvertie en revanche, ne tisse pas d’accointance par ce biais ; elle échange sans guetter d’approbation. Elle évoque un thème et écoute avec attention son interlocuteur. Qui lui permet de développer des raisonnements, puis un lien, s’il y a lieu.

Écoute passive versus perception active

Célèbres pour leurs capacités d’écoute hors du temps – de nombreux thérapeutes et psys appartiennent à la diversité cognitive dont l’introversion est la plus connue – les femmes introverties écoutent avec âpreté, tant leur cerveau décortique absolument chaque syllabe, offrant une perspective originale, comme d’habitude, serait-on légitimé à écrire. En revanche, les extraverties épanchées, projettent. Il apparaît logiquement que l’on ne peut pas projeter en absorbant.

Réassurance versus solution

Si deux extraverties, et quelquefois une introvertie qui fait semblant, échangent, on constate un net besoin de se rassurer, de se donner des permissions sous formes d’acquiescements validant. Y compris si l’on n’en pense pas un mot. Une introvertie fait en sorte de proposer une point de vue, même opposé, sans se poser la question de l’approbation. Pas étonnant que de nombreuses introverties se soient senties étrangères en compagnies des autres femmes, moins introspectives.

Complimenter versus crédibiliser

Si une introvertie trouve bon de le signaler, elle fait en sorte de communiquer les variables et les résultats probables d’issues plus ou moins favorables, confirmant ainsi des probabilités, des scénarios, des hypothèses. Les extraverties choisissent de s’envoyer des fleurs, insincères par conséquent, afin de se donner le change. De la fausse monnaie selon votre invisible autrice.

Détailler versus comprendre

On se raconte avec pléthore de petites encoches que les introvertis de tous les genres, trouvent certainement énergivores. Des digressions par-ci, par là, des commentaires inutiles ajoutant à la sensation de perdre son essence, puisqu’il faut feindre de s’y intéresser, talent que les introverties ont été sommées – afin de survivre – de cultiver patiemment.

Les introverties sont en effet des femmes patientes et altruistes, car si elles se laissaient aller, elles prononceraient des mots que l’on ne peut – par courtoisie – pas se permettre d’inscrire ici.

Discuter abondamment versus exprimer utilement

Si l’on examine les schémas langagiers des extraverties, leurs capacités à débiter des paroles peut surprendre la plus sociable des introverties. Un haut débit apte à faire frémir d’envie la fibre optique, tant les mots prononcés à la minute sont quasi impossibles mémoriser. En effet, l’introvertie taiseuse, ne prononçant que quelques mots triés sur le volet, apparaît soit arrogante, soit timide.

Ni l’une ni l’autre en vérité, l’introvertie fait ce qui suit…

Exprimer puis penser versus réfléchir puis formuler

Penser longuement avant de prononcer la moindre phrase, contrairement à l’extravertie qui part dans des diatribes indéfinies en longueur, bavardant tout son saoul, tel le puits intarissable.

On sait que les extraverties regrettent leurs actes, leurs mots, et qu’il en est ainsi pour l’impulsif de tout calibre. Une introvertie à l’instar de son alter ego masculin, fait en sorte d’appliquer l’adage si célèbre que l’on connaît dans toutes les cultures langagières terriennes : la parole est d’argent. Le silence demeure doré.

TheIntrovertSinger

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What Counts as a Rude Interruption Depends on Your Gender, Study Confirms – Women have long suspected it. Now science confirms it. : Inc.com

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