Quel partenaire idéal pour la femme introvertie ?

Comment une femme introvertie et sensible peut-elle choisir son compagnon ?

Pour un jour ou pour toujours ? La question ne se pose pas pour une femme introvertie, dont le papillonnage sexuel, ne fait pas partie des attributs naturels de ces oiseaux rares. Les introverties sont moins nombreuses que les extraverties et de la majorité se réclamant du modèle “ambiverti”.

Trouver un partenaire compatible peut lui prendre plus de temps et d’énergie, on connaît bien le mythe de l’introvertie dont les amies ayant déjà largement trouvé chaussure à leur pied, pendant qu’elle ne comprend pas pourquoi aucune petite étincelle ne vient allumer ses brasiers, n’attendant qu’un pompier pyromane pour s’embraser.

On part du modèle hétérosexuel, qu’on peut transposer dans tous les genres. Les introverties sont certainement plus lentes en tout, nous l’avons vu dans de nombreux articles, et cette lenteur caractéristique de l’introversion vaut pour les relations amicales ou plus intimes. On noue moins, avec plus d’hésitation, à un niveau d’excitation au-dessous de l’extraversion. Dont il faut se rappeler la norme pour se comprendre avec plus de précision. Si on se sent plus lent, c’est qu’en comparaison, d’autres seraient nettement plus rapides à tisser des liens.

Une femme chimiquement opposée

Plus sensibles aux stimulus, les femmes introverties se renferment dans leurs coquilles, si elles ne se sentent pas respectées. Approcher une introvertie relève d’un défi, bien plus complexe que les hommes introvertis, ayant plus de motivation, ne serait-ce que par l’attrait physique d’une partenaire potentielle.

Cependant, qu’en est-il d’une introvertie, pour laquelle l’apparence ou le statut social n’entre pas dans les critères discriminants leurs choix ? Une femme introvertie ne serait-elle touchée que par la grande sensibilité d’un homme, ou son érudition ? Les femmes introverties sont discrètes, il n’est donc par rare qu’elle fasse des rencontres dans leurs cercles immédiats, comme leur université ou lieu de travail. Ne fréquentant pas les bars ou lieux de rencontres habituels, les opportunités de rencontres en sont affaiblies.

La polygynie de facto

On sait que les hommes au *statut social élevé se marient plus au cours de leurs vies, et qu’ils entretiennent de multiples relations de passage (polygynie). Des travaux d’anthropologie démontrent que plus un homme s’élève professionnellement, et financièrement notamment, plus sa vie sexuelle et sentimentale est mouvementée.

On n’est peut-être pas autorisé à vivre marié avec plusieurs femmes culturellement, mais l’hypocrisie des relations extra-conjugales démontre que les hommes sont toujours aussi entourés que les polygames. Simplement, ils n’officialisent pas toutes leurs petites affaires sur les côtés. On ne sait combien un homme introverti fera de rencontres dans sa vie, mais on sait que les extravertis sont nettement plus à risque de cumuler les histoires multiples. La polygamie existe sous une forme hypocrite et sournoise, un comportement soutenu et favorisé par des clichés sexistes.

Instruction = infidélité ?

Les hommes éduqués sont 1 1/2 plus infidèles* que les hommes n’ayant pas passé le bac. Les hommes particulièrement ambitieux, à la brillante carrière, sont aussi ceux, s’autorisant plus d’affaires extra-conjugales, enchainant les unions plus ou moins temporaires.

On sait que l’extraversion fait consommer plus, notamment sexuellement, et qu’un extraverti est donc plus susceptible de fréquenter des cercles diversifiés, offrant des possibilités d’accéder à des relations plurielles. L’extraversion sentimentale et sexuelle des hauts revenus n’est plus à prouver, nous savons tous que les hommes de pouvoir collectionnent plus que des cravates et les pochettes assorties.

Tout ce qui brille n’est pas d’or

Le business man est à fuir. L’homme (politique, professeur charismatique) sur l’estrade faisant tourner toutes les têtes du public féminin énamouré, rêvant de se pavaner au bras de ce mâle dominant, n’est peut-être pas un partenaire applicable aux sentiments d’une introvertie.

Le conférencier distingué ou l’entrepreneur millionnaire non plus. Fuir également le youtubeur, le musicien et le sportif, tous mauvais camarades amoureux. Ainsi que certains hommes au sein des professions liées à la finance… si on fait une petite recherche supplémentaire, on apprend sans surprise que ces messieurs médecins ou soignants pratiquent le polyamour. Dans les professions intermédiaires et libérales, même artisanales, on coucherait volontiers entre 5 et 7.

Un portrait un peu moins flou

Ça se dessine petit à petit. Pour une femme introvertie, la fidélité devrait lui être proposée sine qua non. On sait donc que les *extravertis sont plus à risque en matière de relations multiples. Que les hommes de pouvoir sont très infidèles, et les professions du tertiaire, médicales, juridiques et commerciales présenteraient des taux élevés d’infidélité.

Les gens du spectacle, de la communication notamment auraient des mœurs légères. Les architectes, les ingénieurs IT et les journalistes ne seraient pas en reste. Toutefois, pas autant que les pilotes et les acteurs ou danseurs. Que les plombiers couchent avec leurs clientes, nous savons maintenant à ce stade d’investigation que nous avons exclu pas mal de mâles. Les introverties sauront comment se construire une opinion sur l’homme lui tapant dans l’œil, en ouvrant le bon. On exclut les barmans et autres DJ ou encore les restaurateurs, dont on ne peut plus attendre grand-chose à ce stade de réflexion.

Y a-t-il quelqu’un ici ?

Les introverties dont les personnalités sélectives, laissent moins de liberté pour choisir un partenaire au tempérament compatible, sont aussi plus vulnérables sentimentalement, moins expérimentées ou simplement armées. Vivant leurs émotions plus violemment qu’une extravertie.

On peut choisir d’être heureuse en se respectant infiniment dans le choix délibéré qu’on fait d’être enfin en harmonie avec un homme décent. Respectant sa nature profonde, sa grande sensibilité, ses goûts au quotidien, sa délicatesse de corps et d’esprit. S’ennuyer avec un homme qu’on admire est aussi odieux que de s’enfermer avec un homme qu’on méprise. On ne peut pas tout attendre de son couple, mais on doit absolument voir ses besoins comblés. Une union ne devrait jamais faire modifier sa personnalité ou forcer à accepter des comportements inappropriés.

Un chercheur ?

Si on évite toutes les professions citées ci-dessus, il ne reste que peu d’options s’offrant aux femmes sensibles et introverties. Les introverties vivent l’ère hypersexualisée et narcissique de plein fouet. L’esprit fin au cœur fragile, peut-il se faire son petit nid douillet avec un semblable ? Un monde bruyant, consommant du sexe comme des friandises, capable de séparer l’affection des ébats. Les polyamoureux ont cette capacité d’ouvrir leur intimité à plusieurs personnes, un atout et une vraie compétence à l’heure des mariages et relations express.

On ne sait si le modèle le plus hypocrite est la monogamie ou une vérité moins tendre, la réalité. Nettement plus dans l’air du temps, un climat où il est mal vu de s’abstenir de suivre le troupeau. Un charpentier-poète ou un chercheur bien dans ses baskets ? Si on ne peut plus s’amouracher des archétypes sociaux, une introvertie doit chercher l’affection auprès d’un semblable.

La science indique que les opposés ne s’attirent pas et seraient même préjudiciables

On nous fait souvent cette fausse assertion mensongère : les opposés s’attirent. Quand on se trouve un ami, on cherche ses points communs, on cherche toujours qui résonne en soi chez l’autre. Une étude *menée par deux chercheurs du Wellesley College permet de comprendre que le sentiment d’exotisme est bon pour le scénario d’un film, mais que c’est en effet avec des pairs que l’on construit une relation fiable basée sur la confiance. Il arrive même qu’on croise parfois certains couples se ressemblant physiquement.

Antoine de Saint-Exupéry définit l’amour comme la complicité d’un avenir prometteur, la représentation du futur avec l’autre, deux paires d’yeux visionnaires. Les femmes introverties sont peut-être plus limitées en matière de choix que les autres. Cependant, si elles se choisissent un partenaire de leur ressemblance essentielle, elles risquent surtout de vivre une longue histoire alchimique.

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Atkins, D. C., Baucom, D. H., & Jacobson, N. S. (2001). Understanding infidelity: Correlates in a national random sample. Journal of Family Psychology, 15(4), 735–749. https://doi.org/10.1037/0893-3200.15.4.735

Barnes, G., & Malamuth, N. (1998). Eysenck’s theory of personality and sexuality. Psihologija, 31, 239-248.

Von Rueden, ChristopherGurven, Michael, Kaplan Hillard, 2011Why do men seek status? Fitness payoffs to dominance and prestigeProc. R. Soc. B.2782223–2232 http://doi.org/10.1098/rspb.2010.2145

New study finds our desire for ‘like-minded others’ is hard-wired. Efforts to get partners to change could be futile, even detrimental : Sciencedaily.com

Les Français et l’infidélité : Ifop.com

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