Introvertis : Apprécier de Sortir En Solo

Ou comment bouleverser sa fibre introvertie ?

Peu importe que l’on soit célibataire ou non, on peut quelquefois attendre longtemps que les autres éprouvent les mêmes préférences et envies que soi et puis simplement, on n’est jamais mieux servi que par son Moi authentique. Choisir de ne pas se contraindre à être accompagné lors d’une visite de musée, ou d’un monument, ou bien pour déguster une bonne assiette ou encore de s’offrir ce week-end mémorable tant fantasmé.

Soit, c’est mieux à deux ou en compagnie d’un proche, néanmoins on ne peut pas se permettre de dépendre des autres, comme ce fût peut-être le cas il y a 50 ans. Les chiffres des grandes villes indiquent distinctement que les gens en âge de procréer vivent seuls : un foyer sur deux à Paris, et à part les extravertis flanqués de leur éternelle bande de copains, les introvertis qui sont nettement moins sociables ont tout à gagner à apprécier les joies des vrais plaisirs solitaires, sans remords ni culpabilité.

Sans honte non plus

En effet, il est possible de se sentir mal lorsque l’on se compare à tous ces couples et familles affichant leurs ‘happy-faces‘, accompagnés de leurs deux charmants bambins représentant le poncif de la famille parfaite qui brunche par un dimanche ensoleillé qu’on est justement en train de laisser filer – sans absorber sa dose de vitamine D – par abattement ou répugnance à braver des regards fictifs : n’existant que parce qu’on leur accorde une quelconque ascendance. En vérité, les gens ne pensent et ne s’intéressent qu’à eux-mêmes et il nécessite de se l’affirmer catégoriquement une bonne fois pour toutes. Quand bien même un intrus curieux de l’introverti insiste un brin, il est fort envisageable qu’il s’agisse d’un accident davantage bienveillant qu’autre chose.

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Capital versus passif

Attendre une opportunité de voyager ? C’est perdre son temps : il est impératif d’aller découvrir ce qui fait vibrer son esprit par soi-même, parce qu’il est sage de ne jamais développer d’attentes vis-à-vis de qui que ce soit, l’interdépendance est aujourd’hui requalifiée en codépendance et il n’est en aucun cas recommandé de se comporter en Belle au Bois Dormant terne, surtout lorsque cette exposition qui tend les bras n’est qu’à une décision du ravissement. Du plaisir certainement, les introvertis cherchent à en prendre comme tout un chacun, toutefois en totale souveraineté avec la possibilité de disparaître discrètement en cas de fatigue, les sorties solitaires garantissent exactement ce dont les discrets ont toutes et tous, besoin : l’autonomie.

On se stimule aidé de ses centres d’intérêt

C’est l’avantage suprême qui permet de se pousser un peu puisque l’on manque de motivation quelquefois, privant de vivre ses passions intensément. Les introvertis mêmes les plus anxieux ou hypersensibles ont pour tâche de s’arracher du quotidien : un alibi que les introvertis survalorisent et qui finit par manquer de relief, par manque de fantaisie. Passer un moment hors de son environnement habituel inspire la créativité, fait apprécier son bon chez-soi où rentrer, au sein duquel les introvertis tendent à se réfugier usuellement par confort. La plasticité mentale réclame des récréations respirantes et de renouveler son stock de symboles et de la sorte, d’aérer le climat si familier et rassurant de son doux chez-soi.

Établir un planning

C’est organiser un programme de nouvelles habitudes, astuce permettant de soulager le cerveau introverti hyperactif et réactif et dont les bénéfices se font immédiatement sentir en légèreté et flexibilité réactivées. On se prend à ressentir de nouveau des excitations et saisissements dont l’introverti peut avoir négligé l’existence. Surtout si on est un introverti casanier, empêtré dans ses justes routines réconfortantes. Commencer doucettement par faire admettre des minis challenges à son circuit nerveux afin de l’y contraindre en employant des récompenses introverties : boire son café ailleurs qu’à la maison les jours impairs, marcher un peu plus en rentrant de ses occupations quotidiennes en autorisant quelques minutes de liberté à ses corps et esprit. Les discrets comme les autres, eux aussi, détiennent tous les droits, y compris à l’insouciance.

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Ranimer la flamme

Il suffit qu’un introverti parvienne à modifier un peu ses routines durant quelque temps en s’accordant quelques menus changements à s’imposer à date fixe, comme une visite ou une conférence, en s’y rendant totalement seul pour s’entrevoir extensible : en s’engageant à y assister sans se poser la question des autres, en introverti qui vient simplement assouvir un penchant pour un sujet auquel il s’intéresse sincèrement ; et ce n’est pas le plus inextricable envers les introvertis qui sont curieux par nature. En compagnie d’un inconfort bienfaisant : les introvertis qui vivent leur vie indépendamment sans attendre quiconque ont nettement moins de risque de souffrir de cette solitude toxique, puisque c’est la carence en diversités dans les ludismes et de ce fait une perception biaisée qui fait se sentir abandonné. Gardons bien à l’esprit que plus de la moitié des couples que l’on croise vont divorcer et se détestent déjà depuis longtemps.

Les voluptés solitaires

En s’efforçant d’aventurer en testant un (nouveau) restaurant en solo : ça aussi ça s’append surtout si on a très envie de se faire servir une collation, plutôt que d’emporter ou de se faire livrer caché à la maison. Pourquoi ne pas prévoir un livre captivant ? Et éventuellement un casque diffusant de quoi se concentrer cognitivement. Se sentir bien hors de chez soi dans un petit endroit cosy ainsi, c’est encore plus exaltant et savoureux pour un introverti de dîner seul un soir au milieu d’une foule affairée à paraître. Et discrètement, observer les travers humains qui vaccinent définitivement contre le désir de se brader.

Troquer ses routines préhistoriques

En faveur de quelques aménagements renouvelés, en plus, cela acompte au cerveau de créer de nouvelles adhérences synaptiques et de changer de paradigme interne. Si on ne se l’autorise pas déjà, dénicher un lieu agréable où asseoir quelques mœurs toutes neuves, comme déjeuner plus ou moins à la même heure et ainsi confirmer la probabilité de croiser de nouvelles têtes dont l’une d’entre elles pourrait tout à fait se révéler un futur complice.

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Puisque l’on choisit de prendre ses quartiers régulièrement dans un endroit, libre comme l’air, il est probable qu’un autre électron libre remarque qu’un ad hoc soit en définitive aussi affranchi que lui. Précaution : on ne devrait en aucun cas attendre une rencontre, puisque l’objectif demeure de vivre pour soi. En plus, on presse la déception si rien n’en résulte, néanmoins si au contraire un visage introverti assumé bien dans ses souliers paraît, il est probable qu’une rencontre affectionnée se produise y compris si on se sent déprimé. Car il semblerait que la déprime favorise la rencontre, attendu que la vulnérabilité entrouvrirait des portes généralement closes…

L’expansivité réservée

Supposé que l’on ait atteint ce stade d’émancipation et que l’on se surprenne à s’enthousiasmer pour les contentements solitaires parmi les autres, on peut s’en féliciter parce que les introvertis qui savent s’ôter psychiquement de l’agitation sont plus libres. C’est un avantage démesuré qui nécessiterait d’être abondamment pris en compte si on tergiverse encore à se distraire en solo et pas à demi en escomptant un miracle de compères partageant toutes ses tocades, ou une rencontre hypothétique tardant à se réaliser et dont attendre quoi que ce fut demeure une blessure que l’on s’inflige injustement. La vie est trop courte pour la dépenser en expectatives alors que l’introversion reste une compétence gigantesque privilégiant de vivre profusions de rebondissements en solo.

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Comme on prend soin d’insensibiliser son cerveau hyperactif de l’attention et de l’ascendance de la présence des autres, on l’aguerrit à ne plus ressentir d’hésitation. Ainsi, on se trouve en position d’envisager paisiblement d’organiser des vacances plaisantes, ou phénoménales pleines d’assouvissements individualistes et d’accomplissements personnels : il serait impératif de constamment se saturer de mémoires puisque l’on est encore au printemps de sa vie ou bien à sa saison estivale et qu’il faut bien prévoir les hivers de bientôt. Alors que l’on sera empêché de se mouvoir, on aura cultivé des regrets inutiles d’atermoiements chimériques commodes alors qu’il suffit de ne plus souscrire aux prétextes qui nous allouent des coutumes d’esseulés. Les introvertis solos vont terminer par s’entrecroiser urbi et orbi et qui sait ? Entendu, on sait.

TheIntrovertSinger

Photo : cottonbro, Andrea Piacquadio, Yaroslav Shuraev

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