Célibat, Couple et Introversion : 20 Interrogations

Est-ce que la vie de couple est favorable au tempérament introverti ?

Le couple : une valeur refuge pour beaucoup d’individus, envisageant que l’on puisse se réaliser par l’entremise d’une relation affective. Est-il raisonnable – malheureusement – d’attendre qu’une relation sentimentale soit une source d’accomplissement personnel aujourd’hui ?

Ce Que d’Aucuns Nomment

« L’Amour »

20 questions méritant d’être adressées par l’introverti célibataire ou accompagné

1 Se respecte-t-on à deux ?

Comme on le voit fréquemment, un introverti sait contenir un lien sur la durée, stable et fiable, le discret dispose d’une nature favorisant la vie à deux.

Toutefois, si l’on n’a pas résolu certains conflits archaïques, la probabilité de se trouver à avoir choisi un partenaire blessant inconsciemment est élevé :

Tant que l’on ne dénoue pas une problématique, elle revient. Se perdre dans une relation peut tout à fait être fatal à l’introverti, et vraiment très destructeur.

2 Suis-je victime d’un diktat ?

Est-ce que la norme sociale, celle qui vend des images de bonheur conjugal comme des pots de confiture, a tenu un rôle dans les attentes que je mets au sein d’une relation de couple ?

Les introvertis sont comme tout le monde, et se conformer reste tentant, c’est plus commode. Si l’on est un discret véritable, le couple n’est pas mécaniquement une source de contentement, comme cela pourrait tout à fait l’être.

3 Quelle est ma relation à l’argent ?

Le contrôle financier dans une relation est un des points majeurs, bien connu des couples. L’argent : en manquer ou bien l’administrer différemment est une des premières justifications invoquées lors de séparation.

L’argent est symboliquement un système de valeurs artificiel, et bien ancré. Donne-t-on beaucoup ou au contraire, l’on attend de l’autre, ou bien partager est-il fondamental pour soi ?

L’on peut subir ou infliger des violences financières à un partenaire. Un introverti devrait toujours faire un point exhaustif et sincère au sujet de cette question centrale.

À Lire : Les Difficultés des Célibataires Introvertis

4 Suis-je capable de compromettre toutes mes décisions ?

Quoi que l’on décide, il faudra le réaliser à deux, une double dépendance : rendre des comptes, c’est accepter un point de vue quelquefois opposé.

Comment gère-t-on sa capacité ou flexibilité mentale lors de négociations ? Si l’on est très introverti, l’on peut se sentir dépossédé, coupé des ailes, à aménager des circonstances déjà relativement restrictives naturellement.

Cela peut instantanément peser un peu plus au quotidien, quand on est authentiquement introverti.

5 Ma liberté ou un contrat ?

Suis-je réticent à parapher une union contractuellement ? Mes souhaits sont-ils compatibles avec l’autre ? Quel est mon vrai projet de vie ?

Ce sont des thèmes tabous, que l’on n’aborde jamais : un permis de conduite fait l’objet de plus d’attention pédagogique, que de mener sa vie affective en fonction de qui l’on est authentiquement. Suis-je capable de m’engager en connaissance de cause ?

6 Ma sexualité est-elle compatible avec la vie de couple ?

Suis-je monogame sexuellement ? L’humain n’est pas forcément prédisposé à un stéréotype. L’on peut évidemment rêver d’un mariage heureux ou d’une relation libre voire polyamoureuse, rien n’est interdit socialement, cependant est-on honnête face à son choix ?

Embarquer un autre dans une vie que l’on abhorre secrètement, est une double trahison. De soi et de l’autre.

7 Suis-je affectivement monogame ?

Un introverti n’est pas forcément un individu policé. L’on devrait toujours avoir à l’esprit qu’un introverti est comme tout le monde, qu’il peut tout à fait avoir besoin de consacrer ses désirs affectifs à plusieurs partenaires.

Laisser croître une relation affective sans la dessécher, exige une passion pour le couple monogame, exclusive et combative.

Construire une relation à deux, absorbe du temps et de l’énergie. C’est une décision délibérée, et certainement, pour les élus peu nombreux, une gratification, certes, durement gagnée.

8 Suis-je capable de supporter un (autre) traumatisme lors de la séparation (presque inévitable) ?

Cela est statistiquement impossible de ne pas tenir compte de la fulgurance sentimentale de nos jours, et cela équivaut à se voiler la face que d’envisager quoi que ce soit perdurant réellement.

Près d’un mariage sur deux (45%) aboutit au divorce, et de plus en plus couramment dans les premières années d’union. Comment entrer dans une relation en sachant qu’elle ne va pas durer ? La suite plus bas à la rubrique CDD.

9 Comment gérer un divorce (presque inévitable) ?

Encore une fois, cela n’est pas faire montre de pessimisme que d’envisager dès le début de se séparer. Pourtant, tout le monde souhaite vivre un conte de fée. Sauf que la biologie humaine et l’évolution ainsi que la vie, nous ont appris que l’on ira séparément.

Et que l’on va souffrir. Énormément. Un introverti sait qu’il ne peut pas non plus compter sur son extraversion pour panser ses plaies. Un discret devrait constamment se protéger en amont.

10 Suis-je d’un tempérament addictif ?

Si l’on sait que l’on est porteur de cette spécificité, une relation est alors certainement le plus mauvais choix que l’on puisse s’infliger.

Cela est peu connu, et les thérapeutes devraient l’enseigner aux jeunes enfants, que l’on ne peut rien faire contre la génétique (ou bien le facteur héréditaire), et que l’on développe forcément des compensations en couple.

Devenir alcoolique ou bien dépendre émotionnellement de l’autre = la peste ou le choléra.

À Lire : Quel Est le Langage Amoureux des Introvertis ?

11 Est-ce que je sais gérer les (inévitables) conflits  ?

Une grande lacune en matière d’éducation, demeure la gestion des antagonismes, et des situations conflictuelles, sans se sentir floué, ou bien surinvestir un lien affectif.

Comment garder des distances saines vis-à-vis de l’autre, comprendre un point de vue, sans pour autant se laisser envahir par un narratif ou une contrainte ?

Un introverti est fréquemment une personnalité affirmée, malgré les apparences, n’ayant peut-être pas la mesure – synonyme de détachement dans ce contexte – nécessaire à une relation équilibrante.

12 Intimité : Suis-je prêt à accepter les défauts et changement physiques (inéluctables) ?

Comment ne pas évoquer la proximité au quotidien, et comprendre qu’aucune union ne subit pas ces questions relevant du détail pour certains – voire plutôt agréable quand on s’aime sincèrement – néanmoins rédhibitoire quant aux unions plus narcissiques ou simplement distantes.

Vivre à deux implique de se montrer tel que l’on est et de s’être accepté, dévouant de ne pas reprocher à l’autre ses failles, y compris apparentes ou superficielles.

13 Puis-je intégrer les goûts de l’autre à mon quotidien (et son passé) ?

Pour les jeunes introvertis, la requête est simplifiée, une première union fait continuellement fi de ces questions – et c’est dommage pourtant, car l’on fait une liste de griefs accumulés plein de rancœur, trop continuellement afin d’oublier que l’on n’est pas compatible avec n’importe qui.

Pour ceux qui ont déjà vécu une blessure, le passé d’un autre peut représenter une objection acceptable, néanmoins peu désirable. Creusant un fossé entre deux irréconciliables.

14 Mes vulnérabilités sont-elles digérées ?

Comme l’on devrait imposer la thérapie aux plus jeunes, l’on devrait passer chez un psy individuellement, avant d’envisager quoi que ce soit affectivement.

Hélas, les couples se déchirent, aidés de leurs inconscients, ignorant superbement qu’ils ne sont pas du tout éveillés à leurs systématismes, s’ils ne font pas l’effort de déterrer leur subconscient, qui contrôle la vie entière. Sans nuance.

15 Suis-je prêt à engager ma santé mentale et physique avec l’autre ?

Si l’on est fragile, et cela est le cas de nombreux introvertis, le couple n’est peut-être pas le choix le mieux adapté à sa nature délicate.

Un discret peut y laisser son plumage en regrets, après avoir cédé aux injonctions sociales de se ranger dans une vie lui faisant horreur en tout.

L’on peut développer toute sorte de pathologies, ou accentuer des symptômes, si l’on se trouve dans une relation-cul-de-sac.

16 Suis-je conscient de mes désirs en matière d’engagement ?

Un introverti peut juste rêver d’une charmante demeure et d’une vie bien rangée, seul.e.

On commet une erreur en envisageant que l’on soit, toutes et tous – c’est-à-dire l’humanité toute entière – élaborés pour l’engagement affectif.

Cela est un conditionnement et pas un choix. Or, l’engagement devrait être réitéré à chaque instant, et pas comme une promesse prénuptiale que l’on ne tiendra pas.

La dissonance cognitive, dans laquelle l’humain baigne depuis sa naissance, devrait être bannie définitivement collectivement.

17 Suis-je prêt à signer en CDD (inhérent) ?

L’on peut avoir des difficultés à accepter que l’on entre dans une relation pour un temps seulement. Rien ne perdure en réalité, et « l’amour » basé sur l’attraction et non construit intentionnellement, ne peut prétendre à mieux en matière temporelle, qu’un modeste contrat à durée déterminée.

Triste mais vrai : on ne vieillira pas ensemble dans la majorité des cas. Cela peut faire sombrer dans la dépression les plus interdépendants, ou bien motiver les plus aventureux. Dans les deux cas, tous les introvertis sont concernés.

18 Est-ce que je sais poser des limites claires ?

Tenir une ligne Maginot distincte permettant de conserver sa dignité et son intégrité mentale et physique. Suis-je capable d’affirmer mes choix sexuels ?

D’imposer une pause si l’on ne se retrouve pas dans cette relation. De se faire respecter, et ne pas se laisser envahir par des désirs non consentis explicitement.

Un discret devrait élaborer ce qu’il est prêt à laisser entrer dans sa vie, et tous les rédhibitoires inenvisageables.

19 Suis-je potentiellement compatible ou flexible ?

La plasticité mentale, la capacité d’adaptabilité – demeure, il faut bien l’admettre – une forme d’altruisme dont tous les introvertis ne disposent pas. Il faut savoir passer l’éponge, ignorer aussi des éléments blessants. Laisser son utopisme de côté, compromettre ses aspirations.

Si l’on est idéaliste et introverti, et que l’on est en difficulté dans une relation avec un antonyme, certes exotique quelque temps, néanmoins :

La vie quotidienne contient 7 jours dans une semaine qui font 52 par an. Tous ces jours se feront désormais en compagnie d’un étranger parasitique. Ou plus rarement d’un allié véritable et loyal.

À Lire : Comment savoir si un introverti est amoureux ?

20 Suis-je prêt à partager le meilleur comme le pire ?

Si l’on est solitaire, on perd sa plus grande alliée. Une solitude manquant à deux, ou bien pas du tout. On connaît la solitude à deux, ce fléau, que vivent de nombreux couples, la pire des situations, banale cependant.

Un introverti peut tout à fait signer pour un CDD renouvelable, sans engagement, ou bien décider de promettre une imposture, que pratique la majorité en se jurant une solidarité, se parjurant à la première opportunité.

Un discret célibataire est évidemment plus à risque de le rester, et ce billet ne va pas aider. Mieux vaut prévenir que guérir, appliquons le principe de précaution… Ou pas.

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Les chiffres du divorce en France : onsesepare.com

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