Les Introvertis Passent-Ils à Côté de la Vie ?

Y a-t-il un sentiment d’urgence chez les introvertis ?

Oui. Simplement, ce n’est pas le plus gros souci. Quand on connaît un peu les introvertis et les extravertis. Tous ceux qui se trouvent indécis au milieu. Ils doivent ignorer à quel saint se vouer. Les introvertis véritables qui éprouvent des difficultés à tenir le rythme de nos cultures, éprouvent le sentiment de ne pas vivre à 100 %. De rater le coche. C’est ça un sentiment d’urgence. J’espère que cet article apporte une piste de réflexion, sur ce malaise chronique qui nous pourrit la vie.

Des attentes déçues ?

Oui, certainement. Quand un introverti se couche et se lève avec une petite boule dans le ventre, ça signifie que quelque chose ne tourne pas rond. Ma vie ne ressemble pas à celle que j’attendais. Je suis trop sensible pour aller au bout de tout ce que j’aimerais tant faire. Ce n’est certainement pas une exception introvertie. Toutefois, pour les introvertis anxieux et hypersensibles, qui sont dans le groupe des ‘ultras introvertis’, c’est avec cette ombre qu’il faut composer.

La vie en clair-obscur.

Ce nuage qui peut cacher le soleil, tout le monde s’y confronte un jour, s’appelle le doute.

Ces questions sont essentielles à un moment de sa vie. Quand ce moment fait partie du quotidien chez l’introverti, qui regarde peut-être les opportunités ratées. Dont la cause directe est cette introversion. Qui prend le dessus et ne laisse pas beaucoup d’autre choix que de lui laisser un élastique en guise de temps. Nous savons tous que le temps ne l’est pas.

La relativité en action.

Un astronaute qui part en mission aura passé 40 ans dans l’espace temps de I. Newton pour nous ici. Il n’aura vieilli que de 6 ans comme A. Einstein l’a soufflé à P. Langevin. C’est un peu ça, l’introversion les gens vivent mille choses. Quand l’introverti a laborieusement gagné son pain quotidien et qu’au fond, il n’a pas profité de la vie. Comme certains savent si bien le faire. C’est en effet le fruit d’une comparaison. Malheureusement, il est probable qu’une réalité soit à l’origine d’un malaise justifié. Comme quand on veut des fraises, mais que ce n’est pas saison. Même si aujourd’hui on trouve tous les fruits partout, et c’est peut-être ça, le point douloureux.

La malédiction dans l’âme.

Un jour, un introverti croise une connaissance du passé. Cette personne lui raconte par le menu toutes ses années, pleines de changements et d’accomplissements. Comment passer ce malaise évident ? Quand l’introverti vit à peu près, dans les mêmes circonstances depuis toujours. Quand le chemin de l’introverti n’a à peu près pas dévié. Comment à un moment ou à un autre, ne pas se penser que cette maudite introversion, est en train de fiche toute sa vie en l’air ? Si ça n’est pas déjà fait.

Deux vitesses pour une seule vie.

Puis les extravertis vivent leur existence tout entière sur ce slogan : «La vie est (trop) courte, je ne vais pas faire tout ça quand je serai vieux. Je veux tout faire tout voir, tout expérimenter ». Que d’amertume pour nous ! Les introvertis affairés à leur quotidien, qui littéralement, ne leur laisse pas d’énergie de réaliser leurs aspirations. Essentielles, mais secondaires quand le quotidien domine. Ce n’est plus un sentiment d’urgence. Seulement de la colère alimentée d’un sentiment d’injustice bouillonnant.

Aller plus haut. Ou pas.

Vivre ses rêves, atteindre tous ses objectifs, viser le succès. C’est comme ça pour la majorité des gens qui sont du spectre extraverti. Qui a toute la disponibilité pour se réaliser. Ou en donner l’image, c’est aussi possible nous la savons bien. Comment vivent réellement ces gens ? Quelles réalités se cachent derrière les ambitions et les agitations non existentielles ? Et pourquoi serions-nous forcés à viser toujours plus beau plus grand plus loin ? Si la vraie question n’est pas celle qu’on se pose ? Que ce sentiment de rater les ‘bonnes choses de la vie’ est une illusion. Créée par un mouvement de pensée très limitante. Qui fait l’éloge ou pire, sacralise les apparences ? En laissant pour unique choix, le conformisme des accomplissements populistes.

La bouffonnerie du bonheur affiché.

Questions rhétoriques, mais joyeuses : C’est-on une fois posé la question du revers de chaque médaille ? Quelle est-elle ? Le bonheur complet arrive-t-il dans la vitesse et l’accumulation ? Les introspectifs ont-ils besoin de se transformer en quelqu’un d’autre pour se sentir complets ? Est-ce que les gens qui semblent avoir tout réussi, ne sont-ils pas des comédiens ? D’une sinistre comédie, dont on met parfois de longues années, avant de découvrir ce que leur arbre cachait en termes de forêt. Combien de fois a-t-on appris que les apparences dissimulaient un cauchemar ? Du malheur, des mensonges, une imposture de déception collective.

La vérité prend invariablement les escaliers.

Combien de ‘successful people’ planquaient des catastrophes professionnelles financières et personnelles ? Sous le vernis impeccable de leurs jolis souliers cirés. Des frustrations, et… Du vide. Un grand vide émotionnel, que connaît toute coquille vidée par l’ambition. Qui inverse le sentiment d’être passé à côté de l’essentiel. En tout cas pour moi ça fonctionne bien. Comme un vaccin anticorruption ou une douche froide. Je ne peux pas faire une liste de tous ces destins qui montrait une image loin de leurs réalités. Il est tout à fait probable que les introvertis en soient les victimes. De ces fables qui donnent des objectifs, qui ont plus à voir avec des chimères. Que l’authenticité fondamentale à l’introverti.

Qu’est-ce que le bonheur ?

Les introvertis qui sentent pointer ce sentiment d’urgence devraient se poser la question autrement.

Est-ce qu’un but ou objectif peut remplir cette fonction ? Est-ce que la réussite sociale rend heureux ? Ou bien le chemin ? Il faudrait en parallèle prendre des responsabilités vis-à-vis de soi, et de ses accomplissements en faisant le point. Avec son cœur. Je pense sincèrement que tous les Crésus du monde donneraient toutes leurs soirées huppées et comptes bancaires, contre la sérénité et le calme du sentiment de s’être enfin trouvé. Ce qui revient souvent chez les personnes qui donnent l’image d’une réussite exceptionnelle, c’est la vanité. Parce qu’au fond, la réussite véritable n’a rien à voir avec la réussite matérielle ou professionnelle. Belle façade d’une ruine personnelle. Parce que les humains vivent tous la même chose. Exactement. Une fois obtenue la richesse, l’incompréhension finit par prendre le dessus. «Pourquoi moi qui ai obtenu tout ce dont tout le monde rêve, suis-je malheureux » ? Si des extravertis se retrouvent dans cette situation, quid d’un introverti ?

Trouver son harmonie intérieure supérieure.

C’est souvent une partie du problème qui est posé, et cette question n’est pas pertinente. Les introvertis passent la majorité de leur énergie à s’interroger. Contester par l’aspect éthique de toute décision. La probabilité qu’un introverti tourne le dos aux opportunités est énorme. Fortement liée à l’impossibilité à se conformer et faire les sacrifices nécessaires à tout mensonge social. C’est donc dans sur les sentiers de l’innovation, ou comme pionniers que les introvertis creusent leur chemin. Celui de leurs accomplissements. À leurs façons uniques, le génie vient de là. Les chemins battus des normopensants nous sont impraticables. C’est comme vivre dans une dimension, et chercher à vivre dans une autre. Nous n’évoluons pas dans les mêmes sphères. Chaque introverti doit faire ce travail, mille fois plus gratifiant, mais long. Styliser une existence sur mesure. Avec cette divergence, talent véritable de l’introverti.

Assumer profondément ce qu’on est authentiquement.

Le succès introverti arrive quand il cesse de regarder autour de lui. La magie opère à contre-courant. Tout se révèle aux yeux de l’introverti quand il est prêt à tourner le dos et avancer seul. Parce que les introvertis n’ont besoin de personne. Accepter cette force peut prendre du temps.

L’introverti est le lion dans le pré, c’est le vilain petit canard qui devient cygne. C’est parce qu’ils se prennent pour le chat plutôt que le tigre qu’ils perdent leur essence. Se pardonner d’avoir perdu du temps. Prendre sa barque et la mener là où on doit.

Tis@TheIntrovertSinger.com

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